Social : Axa pourrait supprimer 650 postes en Belgique

L’assureur Axa Belgique a annoncé lundi son intention de supprimer 650 emplois d’ici à 2018 dans le cadre d’un nouveau plan stratégique visant à « recentrer ses activités » et à « accélérer sa transformation digitale » à l’horizon 2020.

« Ce plan stratégique pourrait mener à la perte de l’emploi de 650 personnes au sein de l’entreprise au cours des deux prochaines années », a indiqué dans un communiqué la direction de la filiale belge du géant français de l’assurance Axa. Ce plan de restructuration a été annoncé au personnel lundi matin lors d’un conseil d’entreprise extraordinaire.

L’annonce de ces suppressions de postes est un nouveau coup dur pour l’emploi en Belgique puisqu’il intervient trois jours après celle de la fermeture de l’usine Caterpillar de Gosselies, dans la banlieue de Charleroi (sud), où quelque 2.000 emplois directs vont être supprimés et où les emplois des quelque 4.000 personnes travaillant pour des sous-traitant sont menacés.

Le plan stratégique 2020 d’Axa Belgique repose sur trois axes principaux, explique la direction. Il s’agit en premier lieu pour l’assureur belge, qui compte quelque 2,9 millions de clients en Belgique, de se « recentrer sur les activités qui font sa force, à savoir les assurances dommages et les assurances pension ». Axa Belgique cesserait de « proposer de nouveaux contrats d’assurance-placement individuels à partir du 1er janvier 2017. »

Les clients pourraient se tourner vers autres marques du groupe en Belgique, Axa Banque et Axa Private Management. La société envisage également d’investir 200 millions d’euros sur cinq ans pour « accélérer sa transformation digitale » en renforçant notamment ses services mobiles.

Enfin, pour réduire ses coûts, Axa Belgique souhaite réduire ses dépenses, notamment « logistiques et informatiques » et à modifier son implantation régionale, selon le communiqué. Axa maintiendrait une « présence forte à Anvers (nord), à Liège (sud-est) et à la Bruxelles. « Les activités de Charleroi (sud), Louvain (centre) et Eupen (est) seraient transférées à Bruxelles et à Liège à partir de juillet 2017 tandis que celles de Gand (nord-ouest) seraient déplacées à Bruxelles et Anvers à partir de juillet 2018 », détaille le groupe qui promet un « dialogue social responsable » avec les représentants du personnel dans les prochaines semaines.