Santé : Les mutuelles étudiantes demandent la généralisation d’un “chèque santé”

Les mutuelles étudiantes régionales (emeVia, ex-Usem) ont demandé, comme l’avait déjà fait la LMDE, première mutuelle étudiante, l’instauration d’un “chèque santé” dédié aux étudiants prenant en partie en charge le coût d’une complémentaire santé.

Cette proposition de chèque santé prenant en charge 50% du coût d’une complémentaire santé (dans la limite de 200 euros) fait partie d’un “Livre blanc”, destiné aux candidats à l’élection présidentielle, qu’EmeVia a présenté à l’issue d’un colloque à l’Assemblée nationale sur “la santé des étudiants”.

EmeVia réclame aussi de réviser les critères d’accès à l’Aide à la complémentaire santé (ACS) pour les étudiants, de créer un bilan gynécologique 100% pris en charge par l’assurance maladie pour les jeunes filles de 16 à 25 ans, de “garantir à chaque étudiant une affiliation adaptée à sa situation” ou encore de “rattacher les étudiants apprentis et salariés au régime étudiant de Sécurité sociale”.

La mutuelle des étudiants (LMDE) s’était félicitée en début de semaine, après le discours de François Hollande à Nancy sur l’enseignement supérieur, que la santé des étudiants “revenait dans le débat”.
Le candidat PS “a pointé l’absence de couverture complémentaire santé chez de nombreux étudiants. Il s’est prononcé en faveur d’une +concertation pour l’extension du chèque santé+ expérimenté par certaines collectivités territoriales”, selon la LMDE qui a “accueilli avec intérêt ces propos”.

La première mutuelle étudiante prône en effet de longue date “la création d’un chèque santé national, d’un montant suffisant”, des dispositifs de ce type n’ayant été créés à ce stade que par des collectivités (Ile-de-France, Midi-Pyrénées, Guadeloupe, Indre-et-Loire, etc.)

Selon l’enquête 2011 de la LMDE, un tiers des étudiants (34%) renoncent à des soins et un sur cinq (19%) ne peut se payer une couverture complémentaire.

Les mutuelles étudiantes gèrent le régime de Sécurité sociale de près de 850.000 étudiants, offrent une complémentaire santé à près de 250.000 d’entre eux et ont comme troisième mission des actions de promotion de la santé.