Santé : Etienne Caniard s’engage à améliorer les remboursements si les taxes sont supprimées

Etienne Caniard, président de la Mutualité française, s’est exprimé jeudi matin au micro de France Inter. Il a une nouvelle fois fustigé la hausse des taxes sur les complémentaires santé et s’est engagé à améliorer les remboursements des mutuelles si ces taxes étaient supprimées.

Alors que le doublement de la TSCA a été validé par le Conseil constitutionnel, Etienne Caniard est revenu sur la hausse des tarifs des mutuelles. Le Président de la Mutualité française a rappelé que les mutuelles étaient des organismes à but non lucratif, d’où une répercussion inévitable sur les tarifs des contrats, de 5% en moyenne mais avec des différences possibles selon les mutuelles.

Il s’agit d’un « impôt sur tous les Français », a-t-il dénoncé, rappelant que depuis 3 ans, il y a eu 10,4% de taxes nouvelles sur les complémentaires.  « Mais je prends l’engagement devant tous les Francais de dire que si demain les taxes sont supprimées, nous nous en servirons pour améliorer les remboursements », a-t-il promis.

Interrogé sur la récente étude sur les tarifs des  complémentaires santé de l’UFC Que Choisir, qui met en lumière l’explosion de leurs frais de gestion, M. Caniard a tenu à différencier les mutuelles des autres complémentaires privées. « L’étude souligne que les mutuelles sont raisonnables en frais d’acquisition, de publicité », a-t-il déclaré, ces frais ayant augmenté de 5,5% pour les mutuelles contre 16,5% pour les complémentaires privées.

Trésors de guerre

Quant aux fameux trésors de guerre évoqués par certains hommes politiques, Etienne Caniard a répondu que si les mutuelles ont des réserves, c’est parce que « la législation européenne leur impose de respecter des engagements pour garantir le remboursement des adhérents quelle que soit la situation économique ».

Sur l’affaire des prothèses PIP, difficile d’obtenir une réponse précise. Le Président de la Mutualité française a évité la question avant de reconnaître qu’il ne s’agissait pas de la responsabilité des mutuelles de rembourser, mais plutôt de celle du fabricant et des professionnels de santé.

Etienne Caniard a enfin dénoncé l’instrumentalisation du terme « mutuelle » : « L’ensemble des complémentaires santé ont tendance à essayer de s’approprier notre image ». Quand aux programmes santé des candidats à la présidentielle, il a terminé sur une pirouette : à la question de savoir s’ils étaient vides, ce qu’avait lâché son prédécesseur Jean-Pierre Davant avant de passer la main, il a répondu qu’ils n’étaient « pas très pleins », avant de concéder que « les choses étaient timidement en train de changer ».