Santé : Du rififi chez les réseaux de soins

    Un communiqué du réseau de soins Kalivia a mis le feu aux poudres. Alors que le réseau de Malakoff Médéric et d’Union Harmonie Mutuelles se déclare premier réseau d’optique en France, ses concurrents réfutent cette information.

    Kalivia, Santéclair et Carte Blanche partenaires, ces réseaux de soins sont les plus connus. La concurrence est rude dans ce domaine et chacun tire la couverture à soi.  Kalivia a estimé dans un communiqué être le premier réseau de soins optique en France avec 4.200 opticiens. Carte Blanche s’en est défendu, en invoquant ses plus de 10.000.opticiens partenaires. Kalivia réfute la première place que veut avoir Carte Blanche en argumentant que ce réseau ne fait que du tiers payant amélioré et ne négocie pas de tarifs préférentiels. Santéclair, réseau fermé, communique 2.020 opticiens en son réseau. Difficile donc d’établir un classement du fait que Kalivia et Carte Blanche sont des réseaux ouverts et Santéclair, un réseau fermé  qui sélectionne ses opticiens sur dossier par rapport à plusieurs critères. Le premier de la classe n’est donc pas évidemment désignable. Carte Blanche s’en défend par la voix de Jean-François Tripodi et répond au communiqué de Kalivia. « Je sais que régulièrement et pour tous les réseaux professionnels de santé, certains de nos concurrents s’attribuent le critère de “1er”. Alors qu’en fait nous sommes largement devant sur tous les critères mais notre communication est moins agressive et surtout plus représentative de la réalité. Notre principe de réseau ouvert est vrai et complet sans limite dans le temps, alors qu’un réseau comme Kalivia applique le principe de réseau ouvert mais avec des conditions d’entrée qui font que le nombre d’opticiens est limité et n’apporte pas la proximité nécessaire pour une bonne utilisation par les assurés. Ce type de réseau annonce un taux d’utilisation de son réseau d’opticiens au maximum de l’ordre de 50%, pour Carte Blanche nous sommes à plus de 85%. Nous prouvons régulièrement que notre modèle répond autant aux attentes des assureurs santé qu’à celles de leurs assurés ».