Risques : Metlife, sur la liste des possibles groupes systémiques

Le Conseil américain de surveillance de la stabilité financière (FSOC) a officiellement proposé jeudi que le groupe d’assurances MetLife soit désigné comme un établissement non-bancaire “systémique“, ce que l’assureur conteste.

Selon un communiqué des régulateurs bancaires qui ne cite pas nommément MetLife, l’entreprise a été notifiée du projet d’être inscrite parmi les groupes “systémiques” qui requièrent une surveillance particulière parce que leur faillite pourrait bouleverser le système financier.

La compagnie a désormais 30 jours pour demander une audience devant le Conseil afin de contester cette proposition de désignation“, indique le communiqué du FSOC dont font partie le Trésor et la Réserve fédérale (Fed).

Dans un communiqué, Steven Kandarian, le PDG de l’assureur, qui est un des leaders mondiaux de l’assurance-vie avec plus de 100 millions de clients, se dit “en total désaccord avec cette désignation préliminaire”.

“MetLife n’est pas d’importance systémique selon les critères de la loi Dodd-Frank“, qui soumet les plus grandes banques et établissements financiers à des ratios de capitaux et à des tests de résistance.

“Imposer de règles de capitaux de type bancaire à des compagnies d’assurance-vie va rendre plus difficile pour les Américains l’achat de produits qui protègent leur avenir financier“, a ajouté le patron de MetLife. Il promet d’user “de tous les moyens” à sa disposition dans le cadre de la loi de réforme financière Dodd-Frank pour contester cette inclusion dans la liste des groupes systémiques.

Si sa désignation était confirmée, MetLife rejoindrait les trois autres établissements non-bancaires soumis aux tests de résistance de la Réserve fédérale parce qu’ils présentent des risques majeurs pour le système financier en cas de faillite (“too big to fail”). Il s’agit de Prudential Financial, d’AIG et de la division de prêts du conglomérat General Electric.

Washington, 4 septembre 2014 (AFP)