Risque : Les défaillances d’entreprises s’orientent vers un record en 2013

    L’assureur crédit Coface redoute une envolée des défaillances d’entreprises en 2013. Cependant, la part des ETI concernées commence à s’estomper.

    Les mois récents voient défiler les plans sociaux et dépôts de bilan dans la presse. Du point de vue statistique, 2013 s’annonce bel et bien comme une année catastrophique pour les défaillances d’entreprises (ouverture d’une procédure de redressement judiciaire)

    D’après l’assureur-crédit Coface, “l’année 2013 devrait être historiquement élevée en termes de défaillances. Coface table sur 62.500 cas en 2013, dont le troisième trimestre ressemble de manière préoccupante à celui de 2009“. Il a déjà recensé 62.431 dépôts de bilan sur les douze derniers mois, soit une hausse de +4,3%.

    62.500 défaillances pour 2013

    Le secteur de la construction et du textile-habillement concentrent presque 50% de ces défaillances. Dans la distribution et l’habillement, les défaillances explosent en nombre et en coût à cause d’une consommation dégradée.

    Mais des éclaircies apparaissent. Après un pic, le poids des ETI dans les défaillances diminue par rapport aux PME, désormais davantage pénalisées. “L’effet taille commence donc à s’estomper et présage d’un retour à une situation plus traditionnelle des défaillances françaises”, note Coface. De fait, le coût financier des défaillances (mesuré par la dette fournisseur) s’atténue (-7,4% entre novembre 2012 et octobre 2013). Les emplois menacés se contractent également de -3,3% sous la barre des 200.000.

    L’année 2012 avait marqué une envolée des coûts financiers (+11%) et des emplois perdus (+8,5%) associés à ces défaillances d’entreprises.

    Coface souligne “une amélioration notable dans la chimie et le papier-bois. La chute du coût financier dans la chimie atteint -76,6% sur un an, le secteur du raffinage n’ayant pas connu de défaillances majeures depuis celle de Petroplus“.

    Pour autant, en 2014, le nombre de défaillance va rester à un niveau très élevé à 62.000 dossiers, pronostique l’assureur-crédit. Il anticipe une croissance du PIB proche de +0,6% en 2014 (après +0,1% en 2013).

    CP_FlickrCC