Retraite complémentaire : Le Medef veut un report de l’âge de la retraite

L’incitation du report de l’âge de départ à la retraite est la “seule solution” possible pour sauver l’avenir des régimes complémentaires Agirc et Arrco, a insisté mardi le président du Medef Pierre Gattaz.

En outre, M. Gattaz a reconnu lors d’une conférence de presse qu’il y avait “une probabilité” que la négociation de vendredi avec les syndicats sur l’avenir de l’Agirc (cadres) et Arrco (tous les salariés) “ne marche pas”.

“Réduire les pensions, c’est du pouvoir d’achat en moins”, “augmenter les cotisations alors que la pression fiscale est énorme en France (…), ça va pas”, a énuméré Pierre Gattaz. Relever les cotisations patronales? “Nous sommes très circonspects sur leur augmentation, en tout cas significative”, a-t-il poursuivi.

“La seule solution, c’est l’incitation” du report de l’âge de départ à la retraite, a ajouté M. Gattaz, favorable à une réforme “structurelle”. “Je souhaite qu’on réussisse non pas avec des semi-réformes, ou des réformes dites paramétriques qui vont durer un ou deux ans. On aimerait éviter ce genre de pseudo-échec”, a déclaré M. Gattaz.

Le président du Medef s’est défendu de vouloir gagner du temps jusqu’à 2017 en misant sur un changement de gouvernement, comme l’accusent certains syndicats. “Nous n’attendons rien de 2017”, a assuré M. Gattaz, appelant les partenaires sociaux au “pragmatisme” et à “la responsabilité collective”.

“Je fais tout pour que ça marche. Je n’ai pas de plan B”, a assuré le représentant des patrons. Le patronat a proposé de mettre en place un système de bonus-malus pour les départs avant et après 64 ans. A partir de 2019, des abattements temporaires de 25 à 15% seraient appliqués aux salariés prenant leur retraites avant “l’âge d’équilibre” — qui permet de maintenir les régimes à l’équilibre –, actuellement à environ 64 ans. A l’inverse des surcotes de 25 à 15% leurs seraient octroyées pendant un ou deux ans, s’il dépassent cet âge.