Résultats / Intermédiaires : Un bilan 2010 mitigé pour les agents généraux

Les chiffres concernant la situation des agents généraux au 31 décembre 2010, fournis par la Fédération nationale des syndicats des agents généraux d’assurance (Agea) reflètent une profession qui, malgré de bons résultats, a du mal à s’imposer face aux autres intermédiaires et est marqué par un conservatisme important.

Les agents généraux peuvent, selon une estimation de l’Agea, se féliciter cette année d’une progression de leur chiffre d’affaire total d’un peu plus de 1%, ainsi que d’un chiffre d’affaire de 3Mds d’euros, comparable aux courtiers. Malgré ces bonnes performances, la marge de progression du secteur des agents généraux est importante.

Un secteur qui peine à gagner du terrain

Les agents généraux n’ont pas réussi à gagner de parts de marché l’année passée. En effet, ils sont au 31 décembre 2010 au même point qu’en 2009, avec un peu plus d’un tiers (34%) du marché des assurances de biens, et 7% seulement de celui des assurances de personnes.

Les agents généraux sont de plus minoritaires sur le plan numérique, n’étant que 12.601 pour 19.000 courtiers. Ils emploient cependant un peu plus de salariés que ces derniers, 34.000 quand les salariés recrutés par les courtiers sont 33.000.

On remarque cependant que les agents généraux sont plutôt contents de l’entreprise dans laquelle ils évoluent. En effet, plus de la moitié (58%) d’entre eux ont travaillé plus de 10 ans dans la même société, et 31% plus de vingt ans.

Un milieu conservateur

Les chiffres fournis par l’Agea trahissent la fait que la profession des agents généraux a du mal à se renouveler. L’âge moyen des personnes travaillant dans le secteur y est de 49,8 ans, alors que l’âge moyen dans le secteur de l’assurance, pourtant connu pour être un secteur plutôt dominé par des personnes d’âge mûr, n’est que de 40 ans.

Le taux d’emploi des femmes dans la profession est également significatif. Avec seulement 12,4% d’agentes générales, les agents généraux sont loin de respecter la parité.

Un milieu qui a les moyens d’évoluer

Ces chiffres ne sont pas mauvais du point de vue des résultats. Le chiffre d’affaire des agents généraux est en progression par rapport à 2009, d’un peu plus de 1% selon une estimation de l’Agea. De plus, les 11,5Mds d’euros qu’ils ont reversés en 2010 à leurs clients sinistrés témoignent, si besoin en était, que la profession n’est pas en manque problématique de moyens. La profession pourrait néanmoins avoir intérêt à se renouveler, en s’offrant un coup de jeune et en accueillant davantage de femmes. L’Agea aurait intérêt à encourager cette évolution, afin de n’avoir pas seulement un taux de syndicalisation quantitatif (60,5% des agents généraux) mais également qualitatif.