Résultats 2015 : « Un excellent cru » pour BNP Paribas Cardif

BNP Paribas Cardif présentait ses résultats 2015. Un exercice que Pierre de Villeneuve, président exécutif, a qualifié « d’excellent cru ».

En 2015, Cardif a dégagé un chiffre d’affaires de 28Mds d’euros en hausse de 2%, réparti à 25% sur le segment protection et à 75% sur l’épargne. Le résultat net ressort lui à 1,3Md d’euros en hausse de 6,8% par rapport à 2014.

En France, l’activité a été soutenue avec une hausse de 11% du chiffre d’affaires en épargne qui dépasse les 10Mds d’euros (10,1Mds d’euros). L’activité protection a elle augmenté de 7% par rapport à 2014 à 1,5Mds d’euros sous l’impulsion de l’activité d’Icare Assurance, spécialiste de l’extension de garantie automobile.

Déception sur l’ANI, potentiel en dommages

Reste que sur le volet ANI, le bancassureur n’a pas masqué sa déception. « Nous sommes en dessous de ce qui était prévu dans notre business plan, a indiqué Renaud Dumora, directeur général de BNP Paribas Cardif. Les chefs d’entreprises ont pris plus de temps que prévu pour franchir le pas et le taux d’affiliation des salariés est faible. L’apprentissage de ce nouveau produit a été compliqué pour notre réseau ». Pour autant, pas question de remettre en cause le partenariat de coassurance avec la mutuelle Mieux Être. « Nous nous inscrivons dans une stratégie de moyen, long terme et nous ne céderons pas aux sirènes du dumping tarifaire », a par ailleurs précisé Pierre de Villeneuve.

En assurance dommages, « le potentiel de développement est considérable », de l’aveu même du président exécutif. Le chiffre d’affaires ressort en effet à 170M d’euros en hausse de 3%, dont 92M d’euros en MRH et 72M d’euros en auto. Le bancassureur prévoit d’ailleurs d’accélérer en 2016 sur un marché « en pleine rupture technologique ».

A l’international, les partenariats noués ont permis à BNP Paribas Cardif de se développer. « L’approche partenariale est dans notre ADN », martèle Renaud Dumora. Ainsi, en Amérique Latine, le chiffre d’affaires bondit de 21% à 1,7Md d’euros. Il grimpe de 10% à 4,8Mds d’euros en Asie et reste stable à 3Mds d’euros en Europe, hors marchés domestiques (France, Italie et Luxembourg).

« Eurocroissance, UC, fonds euros, le triptyque idéal »

S’attardant sur les résultats de l’activité épargne en France, Pierre de Villeneuve imagine un avenir radieux pour le fonds général. « Les contrats eurocroissance, les unités de compte et le fonds général forment un triptyque idéal pour les épargnants », selon lui. La 3e voie pour la mutualisation fonds euros et fonds eurocroissance est « totalement justifié dans l’intérêt des épargnants. Elle permet d’apporter de la diversification d’actifs au fonds eurocroissance tout en freinant la dilution des rendements des fonds euros. »

Côté chiffres, les unités de compte ont pesé 30% dans la collecte brute en 2015, soit deux points de plus qu’en 2014. Lancés en 2013, les fonds eurocroissance ont affiché une collecte brute de 456M d’euros pour un encours qui atteint 1,39Md d’euros

Serein sur les contrats non-réclamés

Sur la question des contrats non-réclamés, le bancassureur s’est dit serein. Epinglé par l’ACPR, il assure avoir accru ses efforts sur la recherche de bénéficiaires. Quelque 240 personnes travailleraient sur la question dans les murs de BNP Paribas. « Jusqu’à récemment, nous n’avions pas les outils nécessaires pour pleinement faire le travail exigé », argumente Pierre de Villeneuve. Des recherches aux coûts « exorbitants pour les petits contrats ». Cardif a par ailleurs lancé « un très gros chantier » sur le renforcement des clauses de bénéficiaires pour éviter les écueils du passé.