Résultats 2011 : Swiss Life France limite la casse grâce aux unités de compte

L’entité française du groupe Swiss Life a connu une chute de sa collecte de 16% en 2011 mais n’a pas vécu de décollecte. Mieux, si la collecte des fonds euros est en légère baisse, les unités de compte ont généré un solde positif de 480M d’euros.

Avec un résultat opérationnel de 100M d’euros contre 117M en 2011 et un chiffre d’affaires en baisse de 6% à 3.547M, Swiss Life France signe « une très bonne performance compte tenu du contexte » selon son président Charles Relecom.

« Notre résultat est très satisfaisant » a expliqué Charles Relecom lors d’une conférence de presse. La branche française s’est employée, depuis 2009, à diversifier ses activités vers « des affaires de risques » que sont la prévoyance et la santé.

L’assureur, spécialisé dans l’assurance-vie qui représentait plus de 60% de son chiffre d’affaires en 2010, voit cette part fondre à 53%, la santé-prévoyance gagnant 8% de chiffre d’affaires à 1.307M d’euros et le dommage 6% – soit 2 points de mieux que le marché – à 353M d’euros.

Pour l’assurance-vie, l’assureur d’origine helvétique enregistre surtout une progression de 7 points de la part des contrats en unités de compte qui représentent maintenant 29% du chiffre d’affaires. Pour arriver à ce résultat, Swiss Life France s’est doté de produit d’incitation tels que les effets bonus pour les clients investis en unités de compte et les clients patrimoniaux qui ont des contrats supérieurs à 250.000 euros. Résultat, sont éligibles à ces bonus 40% des encours des contrats multisupports…

En 2012, Swiss Life France n’a pas noté de redressement significatif. En 2011, l’assureur a connu un taux de collecte « satisfaisant car positif tous les mois de l’année. Le second semestre a été plus faible » a cependant remarqué Eric Le Baron, directeur général Swiss Life Assurance et Patrimoine. « La tendance sur les deux premiers mois n’a pas montré de redressement significatif. Nous souffrons également d’un effet de comparaison avec les trois premiers mois de l’année 2011 qui avaient été très bon ».

2012 ne semble pas non plus être l’année des Variable Annuities. Ces produits a effets « cliquets » n’ont finalement pas été lancés. L’assureur a préféré trouver des produits plus en phase avec les attentes des clients. Des clients qu’il serait bon de rassurer, ou tout au moins de ne pas déstabiliser.

Revenant sur les déclarations de François Hollande sur l’assurance-vie, Charles Relecom a voulu préciser, sans citer le candidat, qu’il fallait « arrêter l’instabilité de la législation fiscale autour de l’assurance-vie ». « C’est un soutien fondamental à l’économie française. Si les clients perdent confiance, tout le monde va y perdre » a-t-il avancé.