Résultats 2011 : Covéa affiche un résultat net en baisse mais se développe à l’international

La Sgam Covéa composée de Maaf, MMA et GMF, accroit ses parts de marché mais affiche un résultats net en baisse, impacté par la dette grecque.

Malgré un chiffre d’affaires en hausse de 5,3%, soutenu par un développement à l’international, la Sgam Covéa enregistre un résultat net en baisse de 2,9%, à 507M d’euros. Les parts de marchés progressent sur presque toutes les branches : 4,3% en auto, 5,1% en habitation et 29,8% en prévoyance et santé. L’assurance-vie chute en revanche de -3,6%. Une baisse qui reste limitée au regard du marché qui a lui chuté de 14%. Les professionnels et entreprises enregistrent également une légère baisse de -0,3%.

La dette grecque a pesé pour 363M d’euros sur le résultat du groupe. Thierry Derez, président directeur-général de Covéa est revenu sur une gestion prudente. Covéa poursuit la mutualisation de ses moyens au niveau des achats, mais aussi sur la gestion de la sinistralité. « Si le lien entre assurance et assistance a toujours existé, il mérite d’être réfléchi », a déclaré Thierry Derez, Et c’est Michel Gougnard, président de Fidélia, la filiale assistance du groupe, qui est chargé « de faire prospérer ce qui est une évolution lourde de l’assurance ».

En France, Covéa compte 10,7 millions de sociétaires et clients, 155.000 nouveaux contrats en auto, 100.000 en habitation. Apgis, institution paritaire de prévoyance affiliée à Covéa depuis 2011, compte 25.000 entreprises et 650.000 assurés. Thierry Derez s’est félicité de l’apport cette « nouvelle expertise en matière de santé et de prévoyance collective ».

Le groupe à trois enseignes, Maaf, MMA et GMF rassemble 2.834 points de vente et 25.000 salariés. 5.000 sont issus du développement à l’international. L’année 2011 est en effet marquée par l’acquisition de Provident en Grande Bretagne, et l’accord de partenariat stratégique de bancassurance en vie avec BPM Vita et Assicurazioni et en IARD avec Banca Popolare di Milano, en Italie. Interrogé sur l’éventuelle poursuite des acquisitions à l’étranger, M. Derez a insisté sur l’absence de pression. « Nous n’avons pas besoin de procéder à des acquisitions à l’étranger, ce qui nous offre un grand confort. »

En France, le groupe n’est pas hostile a intégrer une nouvelle entité au sein de la Sgam. Mutuelle ou IP, « si nous avons un projet économique qui fait avancer le groupe et lui apporte compétitivité au niveau des services et des tarifs, pourquoi pas », a déclaré M. Derez. Il est enfin revenu brièvement sur la cession d’Assurland, en parlant « d’offres relevant de l’aumône » pour expliquer le maintien de Covéa dans le capital du comparateur.