Réassurance : Le marché reste en surcapacité, incertitudes sur les tarifs

Les renouvellements en réassurance ne devraient pas être mouvementés. Le marché est en bonne santé malgré les catastrophes et reste surcapacitaire. Les tarifs sont attendus en stabilité.

A quelques jours des Rendez-vous de Septembre à Monaco, qui commenceront dimanche, les agences de notation ont rendu plusieurs rapports sur les réassureurs mondiaux et sur le secteur.
Les conclusions sont relativement similaires, même si Moody’s semble se détacher du consensus.

L’agence a récemment placé le secteur sous perspective « stable » après l’avoir laissé quelques temps en perspective « négative ». Moody’s estime en effet que les violents événements naturels qui se sont déroulés au cours du premier semestre – entraînant des coûts comparables à celui de l’année 2010 – devrait permettre au secteur de la réassurance de relever les tarifs.

Si les hausses ont été constatées et sont attendues pour les zones touchées par les événements, le relèvement annoncé est moins évident pour les zones épargnées, où les tarifs pourraient rester stables voire légèrement diminuer, selon une étude du mois de juillet d’Aon Benfield, courtier spécialisé en réassurance.

Ce moindre relèvement tarifaire est également attendu par Fitch Ratings et Standard and Poor’s, cette dernière émettant même la possibilité d’une baisse tarifaire en raison d’une surcapacité de capitaux, c’est à dire des fonds propres des réassureurs.
Pour ces agences, la force et la faiblesse du secteur tient dans ses réserves de capitaux ce qui ne poussent pas les réassureurs à se battre sur les tarifs. Mais face à une économie en berne, pourraient les obliger à diminuer les tarifs en raison d’une demande plus faible. Les deux agences considèrent le secteur en perspective stable.

Reste que pour beaucoup, les événements de ces prochains mois vont conditionner la politique tarifaire. En cas de grosses catastrophes, le marché qui avait jusque là eu les capacités d’absorber le choc, se retrouvera dans l’obligation de revoir à la hausse ses tarifs pour conserver sa solidité. Si rien n’arrive d’ici décembre, date de finalisation des programmes de réassurances, le marché repartira vraisemblablement sur la même voie que l’an passé, à savoir une croissance très faible des tarifs, une surcapacité de capitaux et un éclatement de l’offre.