Présidentielles 2012: La Mutualité française propose le Tiers payant chez le médecin traitant et une mutuelle pour tous

La Mutualité française a publié jeudi ses propositions en matière de santé à l’adresse des candidats à la présidentielle, prônant notamment le tiers payant chez les médecins traitants et le droit à une complémentaire santé pour tous.

Souhaitant que soit renforcé le “rôle pivot” du médecin traitant, la Mutualité, qui fédère le secteur mutualiste santé (près de 600 mutuelles), propose de “dispenser totalement les adhérents de l’avance de frais pour les soins assurés chez leur médecin traitant”.
La Mutualité précise que le tiers payant (Sécurité sociale et mutuelle) pourrait être plus facilement appliqué par “les structures organisées de médecine de proximité bien réparties géographiquement” telles que les centres de santé, les maisons et pôles de santé.

Le syndicat de médecins généralistes MG France prône aussi l’instauration du tiers-payant chez le médecin traitant. Le candidat socialiste François Hollande s’est prononcé en faveur de cette idée.

Le double avantage du tiers-payant chez le médecin traitant, pour ceux qui le souhaitent, réside dans le fait qu’il pousserait le patient à suivre le parcours de soins (pas de vagabondage médical) et rendrait moins attractif le recours aux urgences hospitalières (où l’on n’a pas d’argent à avancer) pour des soins mineurs.

Pour favoriser le parcours de soins, la Mutualité propose également que les patients qui le respectent, soient dispensés d’acquitter des franchises.

La Mutualité française préconise par ailleurs d’instaurer “un droit réel à une complémentaire santé solidaire, de qualité et à un prix accessible à tous”, en favorisant la mutualisation entre les contrats des complémentaires et en restaurant “la participation de l’Etat au financement de la CMU (couverture maladie universelle) et de l’ACS (aide à la complémentaire santé), reposant uniquement, à l’heure actuelle, sur les complémentaires santé.

Enfin la Mutualité souhaite un plafonnement des dépassements d’honoraires des médecins de secteur 2 et un déconventionnement des praticiens qui ne respecteraient pas ce plafond.