Perspectives 2012 : Le patron de Generali reconnaît avoir « touché le fond »

Après l’annonce des résultats catastrophiques pour 2011, le patron de Generali, Giovanni Perissinotto, a voulu se montrer optimiste.

Generali a vu son bénéfice net chuter de près de 50% en 2011. En cause : la dépréciation des titres grecs. L’assureur italien a également réduit de plus de la moitié son dividende, en proposant 0,20 euro par action au titre de l’exercice 2011 contre 0,45 euro en 2010.

Le patron de Generali, Giovanni Perissinotto a déclaré selon l’AFP « qu’après avoir touché le fond, l’heure était désormais à la remontée ». « Il est dur d’être optimiste après une année comme celle que nous venons de vivre, mais je préfère voir le verre à moitié plein », a-t-il commenté.

La direction du groupe a ajouté qu’en ce début d’année, les premiers signes d’une reprise se faisaient déjà sentir : « Nous pouvons nous attendre au cours de l’année, mais surtout en 2013 et en 2014 à un retour vers notre fourchette d’objectifs pour le résultat opérationnel ».

Ainsi, sur les deux premiers mois de l’année, la récolte de primes en assurance-vie est « très positive », a renchéri le directeur financier Raffaele Agrusti, avec une progression de 3,2% en Italie et de 22% à l’étranger, « bénéficiant en particulier d’une grande reprise en France ». Sur cette branche, la récolte devrait être « très positive en Allemagne », a ajouté ce dernier.

Pour 2012, Generali s’attend à des liquidités disponibles (free cash flow) de 2,3Mds d’euros contre 1,9Md fin 2011. « Ce chiffre témoigne d’une croissance saine et couvre amplement le dividende » a souligné M. Perissinotto. « Nous pouvons faire front à nos besoins, si nécessaire, avec des cessions », a-t-il noté en se référant à la récente vente de sa part de 69,1% dans le groupe israélien Migdal.

D’autres opérations similaires pouraient suivre concernant « des actifs non stratégiques pour nos activités », a précisé le patron de la compagnie selon l’AFP. Le manager a par ailleurs annoncé l’intention du groupe de refinancer un emprunt obligataire subordonné de 750M d’euros qui arrive à échéance en juillet.