Médecine prédictive : 90% des Français favorables à l’autorisation des tests génétiques.

84% des Français n’ont jamais entendu parlé de la médecine préventive. Cependant ils sont près de 90% à être favorables à l’autorisation et l’encadrement des tests génétiques.

La médecine préventive est encore peu connue du grand public. Ainsi seul 16% des Français ont entendu parlé de cette médecine qui permet de détecter la “probabilité/les prédispositions/les risques de développer de futures maladies“, révèle une étude sur la médecine préventive commandée par la MGEN et menée par Opinion Way. Par ailleurs, seuls 33% des Français peuvent définir en quelques mots et spontanément ce qu’est la médecine prédictive.

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La grande majorité des Français est clairement consciente de la possibilité de déterminer à l’avance les probabilités d’apparition de maladies grave grâce aux tests génétiques. De fait 60% des répondants considèrent qu’il est probable de déterminer à l’avance les probabilités d’apparition de certaines maladies, comme les maladies cardio-vasculaires, des cancers, des maladies neurologiques, comme Alzheimer  ou Parkinson. Ils sont 18% à admettre que c’est une possibilité. Ainsi en regroupant les “oui”, 78% des Français pensent que la médecine préventive permet de connaître des éléments important au sujet de maladies graves qui peuvent nous affecter.

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Des effets négatifs

Les Français, bien que peu au courant de la médecine prédictive, sont conscients des risques liés aux tests génétiques. 60% considèrent que les risques psychologiques sont importants. Effectivement le fait de savoir que l’on a 70% de chance d’avoir telle ou telle maladie peut être extrêmement anxiogène. Par ailleurs les répondants indiquent que les erreurs d’interprétations sont le deuxième risque important de ces tests.

L’intention de réaliser des tests génétiques pour détecter différentes maladies et des maladies incurables est importante surtout auprès du grand public.  Plus du tiers des Français seraient prêts à réaliser ces tests génétiques à distance grâce à internet. La majorité le ferait via un laboratoire Français et accompagnée d’un médecin. La majorité des répondants déclare qu’ils changeraient de mode de vie et informeraient leurs proches en cas de résultat positif.

La mutualisation est peu remise en cause même en cas de refus de passer les tests. De fait, 64% des Français déclarent qu’ils resteraient solidaires des personnes qui refuseraient de faire des tests. Ainsi les Français accepte encore qu’une personne puisse refuser de connaître sa probabilité d’avoir une maladie grave. Passer ces tests reste une décision personnelle et privée.

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La confidentialité une notion importante

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90% des répondants seraient favorables à une loi permettant de pouvoir réaliser ces tests génétiques en protégeant la confidentialité des données. Peu seraient favorables au prélèvement et à l’analyse des données personnelles pour prévenir l’apparition de maladies. Et seuls 34% des Français se disent prêts à communiquer les résultats de leurs tests à leur assureur même contre des avantages. L’usage d’objets connectés en matière de santé est encore un sujet sensible pour le grand public. Près de la moitié des répondants n’ont pas confiance en la confidentialité des données personnelles, notamment sur internet.

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