Marché : Le gouvernement maintient que l’Etat va gagner de l’argent grâce à AIG

Le gouvernement américain a maintenu lundi que l’Etat fédéral allait sortir gagnant de son opération de renflouement de l’assureur AIG, se félicitant de la cession de sa filiale d’assurance-vie Alico.

Le produit de cette cession finalisée lundi, soit 16,2 milliards de dollars, doit revenir à l’Etat. “L’Etat fédéral américain prévoit de réaliser un profit sur ses prêts et ses investissements dans AIG, en supposant que la restructuration annoncée le 30 septembre soit menée à bien”, a indiqué le département du Trésor dans un communiqué. Ce jour-là, AIG avait détaillé comment il comptait rembourser les sommes qu’il doit encore au Trésor et à la banque centrale (Fed) après avoir été sauvé de la faillite en septembre 2008.

Lundi, le Trésor a estimé à 120,6 milliards de dollars la valeur de ses investissements et de ceux de la Fed dans AIG, dont il espère qu’ils seront “remboursés en totalité”. Comme AIG doit encore environ 100 milliards, l’Etat ferait un bénéfice s’il revendait la totalité de ses actions du groupe, dont il doit devenir actionnaire à 92,1% d’ici à la fin de l’année après une conversion de dette en actions.

Le 25 octobre, l’inspecteur général spécial chargé du contrôle du plan de stabilisation du système financier voté en octobre 2008 avait estimé dans un rapport que non seulement ce plan était “d’une complexité énorme”, mais de plus que le Trésor faisait un pari aléatoire sur le cours de l’action AIG, qui pourrait tout aussi bien monter que descendre quand l’Etat commencera à s’en défaire en 2011.

Le gouvernement, même s’il n’avait pas été à l’origine du sauvetage d’AIG, décidé sous la présidence de George W. Bush, cherche à vendre au mieux à l’opinion publique cette opération particulièrement impopulaire.

Face aux critiques, la Maison Blanche avait affirmé, dans un texte appelé “les faits sur AIG” publié sur son blog le 27 octobre que “certaines personnes n’aiment tout simplement pas les films qui se terminent bien”.

Washington, 1er novembre 2010 (AFP)