Lutte contre le stress au travail : plus de 700 entreprises engagées dans des démarches

    Plus de 700 des 1.500 entreprises françaises de plus de 1.000 salariés se sont inscrites auprès du ministère du Travail avant la date fatidique du 1er février, en vue de démarches en matière de stress au travail, a indiqué vendredi le ministère, parlant d’un “vrai mouvement”.

    Après une série de suicides à France Télécom, le ministre du Travail, Xavier Darcos, avait lancé début octobre un plan national d’urgence pour la prévention du stress professionnel, incitant les quelques 1.500 entreprises françaises de plus de 1.000 salariés à entamer avant le 1er février des négociations ou des démarches sur le stress au travail.

    Elles sont notamment invitées à s’inscrire sur un site internet du ministère, et à indiquer les démarches qu’elles ont déjà mises en place pour lutter contre le stress (plan d’actions, accord signé avec les syndicats, accord de méthode pour entamer des négociations, etc).

    Selon un décompte provisoire fait vendredi, 700 entreprises ont fait la démarche de s’inscrire sur le site dont 200 ont validé leur dossier, a indiqué la direction générale du travail (DGT), service du ministère. Ce chiffre reste à consolider, la DGT rappelant actuellement des entreprises qui n’auraient pas reçu la demande pour qu’elles s’inscrivent.

    Autour de mi-février, le ministère publiera un classement des entreprises en trois catégories: “feu vert” (celles qui ont signé un accord), “feu orange” (celles qui ont entrepris une démarche) ou “feu rouge” (celles qui n’ont rien entrepris), et seront désignées à l’opinion publique, via un site internet.

    D’ici là, la DGT invite les entreprises à remplir leurs dossiers. “Il y a un vrai mouvement des entreprises, qui nous adressent des accords, des calendriers de négociations, des plans concertés”, précise-t-on à la DGT. “Seules quelques-unes s’inscrivent pour nous dire qu’elles ne feront rien, car leur calendrier de négociations est incompatible ou encore pour de rares cas, car elles assument de ne rien faire”, a-t-on ajouté.

    La DGT fera d’ici mi-février une analyse qualitative des dossiers puis s’engagera dans un travail de fond sur ce dossier pour le futur plan Santé au travail du gouvernement.

    Paris, 3 fev 2010 (AFP)