La vente d’Alico à Metlife retardée en raison de problèmes fiscaux

La vente par l’assureur nationalisé américain AIG à son compatriote Metlife de sa division d’assurance-vie Alico est pour l’instant bloquée en raison de problèmes fiscaux, indique mercredi le Wall Street Journal sur son site internet, citant des sources proches du dossier.

Cette division, “American Life Insurance”, ou Alico, s’est jusqu’à présent considérée comme exemptée d’un impôt fixé en 2004 par les services fiscaux américains, qui ont demandé aux assureurs américains de retenir une taxe sur les revenues d’assurance-vie et les pensions distribuées aux clients étrangers.

Alico, bien que son siège soit dans le Delaware (nord-est), réalise 80% de son activité à l’étranger et travaille uniquement pour des clients étrangers, et elle ne se considère donc pas concernée par cette taxe, destinée aux assureurs américains.

En conséquence, les responsables d’AIG refusent d’indemniser Metlife pour un risque éventuel d’arriérés d’impôts, indique le Wall Street Journal.

Ils ont demandé aux services fiscaux américains de confirmer qu’Alico est bien exempte de cette taxe, mais il n’est pas sûr que les autorités se prononcent rapidement sur le sujet, explique le journal.

Des responsables du Trésor ont cependant indiqué à AIG que le groupe ne bénéficierait pas de traitement de faveur, selon une personne proche du dossier.

Les deux entreprises sont en discussions depuis des mois sur le rachat d’Alico, pour un montant qui devrait avoisiner 15 milliards de dollars.

Cette vente serait une étape importante pour rembourser la dette que l’assureur doit au gouvernement américain: 9 des 15 milliards récoltés devraient servir à rembourser une partie des 182,3 milliards injectés pour éviter à AIG de faire faillite.

Washington, 27 fév 2010 (AFP)