La situation politique en Iran effraie les assureurs allemands

Les deux géants allemands de l’assurance, Allianz et Munich Re, ont annoncé qu’ils allait cesser leurs activités en Iran “en raison de la situation politique” dans le pays, autour duquel les tensions se sont ravivées vendredi.

Le numéro un mondial de la réassurance Munich Re “a décidé de ne pas renouveler les affaires existantes ou en conclure de nouvelles avec les compagnies d’assurance” en Iran, “en raison de la situation politique”, a-t-il expliqué dans un communiqué diffusé dans la nuit de jeudi à vendredi.

Le premier assureur européen, Allianz, a pris une décision semblable, a indiqué vendredi une porte-parole. Le volume d’affaire d’Allianz en Iran est “négligeable” et chez Munich Re, la mesure concerne 10 millions d’euros de primes, à comparer avec un total de 41,4 milliards d’euros d’entrées de primes brutes en 2009.

L’autre grand réassureur allemand, Hannover Re, va “continuer ses activités en Iran”, dont le volume est très réduit, tout en se conformant aux règles des Nations Unies et de l’Union européenne, a déclaré une porte-parole.

“L’industrie allemande de l’assurance soutient les sanctions économiques contre l’Iran et participera à leur renforcement”, a déclaré de son côté le président de la Fédération des assureurs GDV, Jörg von Fürstenwerth, dans un communiqué.

Fin janvier, la décision de l’industriel Siemens de se retirer du pays avait fait grand bruit, en plein regain de tension entre Berlin et Téhéran. Les tensions sur l’Iran se sont encore avivées après l’annonce du lancement de l’enrichissement de son uranium à 20%, qui a conduit jeudi l’AIEA à exprimer ses inquiétudes sur les activités nucléaires de l’Iran.

Vendredi, la chancelière Angela Merkel a réaffirmé continuer à “tendre la main” à l’Iran, tout en soutenant un éventuel renforcement des sanctions que déciderait la communauté internationale, selon son porte-parole.

FRANCFORT (Allemagne), 19 fév 2010 (AFP)