KBC va mieux

Le bancassureur belge KBC, qui avait été durement frappé par la crise financière, a annoncé jeudi son troisième bénéfice net trimestriel d’affilée et estime que sa stratégie de recentrage sur la Belgique et certains marché en Europe de l’Est “progresse”.

Le groupe a dégagé au quatrième trimestre un bénéfice net de 304 millions d’euros, après 528 millions d’euros de bénéfice sur les trois mois précédents et 302 millions au deuxième trimestre. Un montant à comparer à la perte nette de 2,6 milliards d’euros enregistrée au quatrième trimestre 2008.

Sur l’ensemble de l’année 2009, le groupe belge enregistre tout de même une perte nette de 2,5 milliards d’euros, équivalent à celui de 2008. Ce résultat “a été fortement affecté par des pertes sur investissements enregistrées au premier semestre”, relève KBC dans un communiqué.

“La reprise économique s’est accélérée au quatrième trimestre, ce qui nous incite à un optimisme prudent pour 2010, même si nous savons tous que l’environnement économique et financier reste vulnérable”, a commenté le PDG du groupe, Jan Vanhevel.

KBC, qui avait dû avoir recours à des aides publiques à trois reprises pour faire face à la crise, avait annoncé en décembre 2009 se “concentrer sur la croissance organique de la bancassurance en Belgique et sur certains marchés sélectionnés d’Europe centrale et orientale”.

“Nous réduirons fortement notre exposition aux crédits aux entreprises sur les marchés non domestiques ainsi qu’aux activités non stratégiques du marché des capitaux et nous nous désengagerons de KBL European Private Bankers”, filiale luxembourgeoise du groupe, précise le communiqué, confirmant les engagements annoncé en novembre en réponse aux exigences de la Commission europénne.

“Nous sommes prêts pour l’avenir. Nous avons une vision précise à moyen terme, fondée sur un solide business case. La mise en application de la stratégie progresse et fait l’objet d’un pilotage soigné”, estime Jan Vanhevel. KBC n’a pas l’intention de verser de dividende à ses actionnaires pour l’exercice 2009, mais “a l’intention” de le faire à partir de 2011, “sur la base des bénéfices de 2010”.

BRUXELLES, 11 fév 2010 (AFP)