International / Participation : Generali pourrait entrer dans le capital de VTB

L’assureur italien Generali envisage d’entrer dans le capital de la banque publique russe VTB, qui a commencé une tournée des investisseurs pour vendre 10% de ses actions dans le cadre du programme de privatisations pour 2011, a-t-on appris lundi de source proche du dossier.

Generali « a fait part de son intérêt pour acquérir un maximum de 300 millions de dollars » d’actions VTB, ce qui correspond à « moins de 1% » du capital de la banque, étant donné sa valorisation actuelle, a déclaré cette source à l’AFP.
Cette source confirmait ainsi l’intérêt de Generali pour VTB après la publication d’informations par le quotidien économique russe Vedomosti indiquant que l’italien pourrait acheter moins de 5% de VTB et devenir un actionnaire stratégique de l’établissement.Selon Vedomosti, le paquet de 10% de la banque russe mis en vente est évalué à au moins 3,5 milliards de dollars.

Contacté par l’AFP, Generali s’est refusé à tout commentaire. L’annonce de l’intérêt pour VTB tirait le cours de Generali à la Bourse de Milan. Vers 09H50 GMT, l’assureur prenait 2,30% à 16,88 euros dans un marché en hausse de 1,37%.

Generali est présent en Russie à travers une coentreprise détenue avec le tchèque PPF. En mars 2010, l’italien avait fait part de son intention de se développer encore plus en Russie, en étendant ses opérations “de façon organique ou à travers une acquisition ciblée”.
VTB a débuté lundi une tournée des investisseurs en Europe et aux Etats-Unis pour préparer la vente de 10% de son capital, qui doit s’achever vendredi.

Le gouvernement russe a annoncé en juillet dernier vouloir privatiser plusieurs entreprises publiques ou semi-publiques. En octobre, il a approuvé un colossal programme de privatisations de 42 milliards d’euros sur cinq ans, au sein duquel figurent notamment VTB, la banque semi-publique Sberbank, le pétrolier Rosneft et nombre d’autres entreprises clés. Cette nouvelle vague de privatisations, la plus grande depuis les années 1990, a pour objectif de lever des fonds pour contribuer à moderniser le pays et lui permettre de maîtriser son déficit budgétaire.

MOSCOU, 7 février 2011