Inondations : Manuel Valls annonce la création d’un fonds « d’extrême urgence » pour les sinistrés

L’Etat va mettre en place un fonds « d’extrême urgence » de « plusieurs millions d’euros » destiné aux sinistrés des inondations « sans ressources ayant tout perdu », en attendant les indemnisations des assureurs, a annoncé lundi le Premier ministre Manuel Valls.

« Sans attendre, le gouvernement a décidé de mobiliser un fonds d’extrême urgence pour les personnes sans ressources ayant tout perdu », a-t-il déclaré à l’issue d’une réunion au ministère de l’Intérieur avec les ministres concernés. Ce fonds sera géré par les préfets de département, en lien avec les centres communaux d’action sociale, a précisé M. Valls.

« L’heure est à la décrue mais plusieurs situations font toujours l’objet de vigilance particulière: la Seine aval, le Cher, l’Essonne en amont de Corbeil-Essonne », a énuméré le chef du gouvernement. « Il faut dans les jours qui viennent rester extrêmement prudents et vigilants », a-t-il prévenu: « la décrue sera longue, et certains équipements ont été fragilisés ». « Le retour à la normale prendra donc du temps ».

Sur l’estimation des dégâts occasionnés, le Premier ministre a averti qu’il faudrait « plusieurs jours avant de pouvoir faire une estimation » et appelé à « être très prudent avec les chiffres avancés«  à ce stade. « Plusieurs centaines de millions d’euros de dégâts » ont été constatés, mais « une grande partie des dégâts économiques (ne sont) pas remontés », a-t-il souligné.

« L’expertise est en train aussi d’être effectuée » concernant les calamités agricoles, a-t-il poursuivi, précisant qu’en termes de récoltes les dommages étaient « particulièrement lourds ». Du côté des professionnels, le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll doit réunir lundi représentants du monde agricole et élus de Seine-et-Marne. Pour les commerces de proximité, le ministre de l’Economie Emmanuel Macron doit convoquer une « cellule de continuité économique » qui « va arrêter des mesures d’aide exceptionnelles » pour permettre le démarrage des activités « le plus vite possible ».

« Il y a urgence à redémarrer l’activité économique », a encore dit le Premier ministre. « La mobilisation est totale pendant la crise mais aussi après la crise », a-t-il souligné.