Inondations : les assurances « se sont engagées » à des procédures simplifiées

Les assurances « se sont engagées » à mettre en place des procédures simplifiées « dans le cadre de l’état de catastrophe naturelle » pour les sinistrés des inondations des derniers jours, a annoncé lundi la secrétaire d’État chargée de l’aide aux victimes Juliette Méadel.

« Les assurances accepteront une photo ou tous moyens qui permettront aux sinistrés de faire la preuve de ce qu’elles ont perdu », a précisé la secrétaire d’État chargée de l’aide aux victimes sur RMC, après une réunion avec les représentants des assureurs.

Dimanche, Mme Méadel avait demandé aux assureurs « un effort particulier ». « Il faudrait ne pas exiger un nombre incroyable de factures (…) L’objectif c’est que ce soit simple, pour que ce soit simple, il faut alléger« , avait-elle expliqué sur France 3. « On pourrait imaginer même que dans certains cas, pour les petits dommages, inférieurs par exemple à 2.000 euros, il n’y ait même pas besoin d’une expertise« , avait-elle ajouté, expliquant que ça avait déjà été « fait dans le cadre de Xynthia », la tempête de 2010 qui avait représenté une facture de 1,5 milliard d’euros aux assureurs. Environ 470.000 sinistres avaient alors été déclarés dans 28 départements.

Selon Mme Méadel lundi, les assurances « ont l’habitude de ne pas exiger de moyens de preuves trop importants et sur les petits sinistres, de ne pas faire venir d’expert ». La secrétaire d’État a également souligné qu’il n’y a encore « pas de chiffre définitif » sur le coût des intempéries. Interrogée dimanche sur le chiffre d’un milliard d’euros, elle avait expliqué qu’il était « un peu tôt pour évaluer les dégâts », mais qu’il s’agira « probablement d’un chiffre bien supérieur ».

Elle avait en outre rappelé que les sinistrés devront réaliser leur déclaration de sinistre dans les dix jours qui suivront la publication au Journal officiel de l’état de catastrophe naturelle. Le président François Hollande a assuré que l’état de catastrophe naturelle, qui ouvre droit à indemnisation, serait reconnu mercredi. Seront concernés les départements touchés « par les inondations les plus graves (…) c’est une carte qui est en train de se mettre en place », a précisé Juliette Méadel.

La secrétaire d’État a également souhaité que les sinistrés puissent recevoir « les premières avances, qui leur permettent de faire face à leurs besoins (…) vite, dans les jours ou les semaines qui suivront la publication de l’arrêté de catastrophe naturelle ». Des cellules médicopsychologiques d’urgence pour les personnes « traumatisées », « en état de sidération » ou de « grande inquiétude », ont par ailleurs été « activées », a-t-elle ajouté.