Grèce : Une faillite de moins en moins impossible

Ralentissement de la croissance, incertitude des marchés et interrogations sur la solidité des banques, autant d’éléments qui convergent vers un risque de défaut de paiement de la Grèce.

Malgré les plans successivement accordés par la zone euro et les nouvelles mesures annoncées ce week-end par Athènes pour réduire le déficit public de 2Mds, la Grèce semble se rapprocher de la faillite. Tous les indicateurs économiques font grise mine, d’autant que le G7 réuni ce week-end n’ont pas annoncé de mesures concrètes.

L’agence de notation Moody’s pourrait dégrader, d’ici jeudi selon les rumeurs, les notes de trois banques françaises : BNP Paribas, Crédit Agricole et Société Générale. Cette dernière, dont le titre à perdu 50% de sa valeur au cours de l’été, a d’ailleurs annoncé une série de mesures d’économies.

La Société Générale a en effet évoqué dans un communiqué « la réduction des activités de la banque de financement et d’investissement affectées par le nouvel environnement réglementaire ou ayant un potentiel de synergies limité avec le reste du groupe ». Une réduction des effectifs est également au programme.

Le Cac 40, qui a clôturé en chute de 3,6% vendredi sous la barre des 3.000 points, s’ouvre ce matin dans le rouge à -3,36% alors que les marchés asiatiques se sont fermés sur une forte baisse.

Berlin semble de son côté se préparer à un défaut de paiement de la Grèce. Sujet tabou jusqu’ici, le ministre de l’économie allemand, Philipp Rösler, n’a pas hésité à évoquer dans Die Welt une faillite organisée du pays afin de sauver la zone euro.