Generali Arctic Observer : derniers tests avant le grand saut au dessus du pôle nord

Jean-Louis Etienne et l’équipe de l’expédition Generali Arctic Observer ont profité de ces derniers jours en France pour effectuer quelques tests, lors d’un vol à bord d’une réplique de la rozière qui s’élancera début avril du Spitzberg pour la première traversée du pôle nord en ballon. Depuis le plateau de Carroz, au pied de Chamonix, l’explorateur a pu observer le gonflement de l’enveloppe dans un milieu proche de celui qui l’attend au pôle.

Jean-Louis Etienne : « Ce vol d’aujourd’hui était important à plus d’un titre. Il a permis de tester le magnétomètre que j’embarquerai à bord lors de l’expédition pour effectuer différents relevés, mais surtout d’approcher des conditions de vol qui seront les miennes dans moins d’un mois. Une chose est sûre : l’impatience de partir augmente… » Jean-Louis Etienne avait de quoi se montrer satisfait de ces deux jours de vol au coeur des Alpes. D’une part, les conditions météorologiques ont permis d’enchaîner nombre de vols captifs à une trentaine de mètres du sol, mais surtout ces derniers essais ont permis à l’aérostier des pôles de mieux visualiser son ballon, de sentir qu’une nouvelle phase de l’expé dition s’ouvrait. « Dans ce genre de projet, on a le besoin de ressentir physiquement que l’on est prêt. Pouvoir embarquer à bord de ce ballon, même s’il n’est qu’une réplique de celui qui m’attend au Spitzberg, appréhender sa dimension, goûter le contact de l’enveloppe avec la neige… Tout cela est important pour moi. » Enfin, le vol a été l’occasion de lever les dernières incertitudes techniques que génère ce type de projet…

Le camp de base du Generali Arctic Observer reprendra ses quartiers dès le 26 mars au Spitzberg. Au menu : transfert du matériel stocké dans les containers et autour de la nacelle, préparation du dispositif de gonflage. Tout doit  être prêt pour le 8 avril, jour de démarrage du stand-by soumis au feu vert de Luc Trullemans, le routeur de l’expédition. A suivre…