Generali Arctic Observer achève sa traversée de l’Arctique en Sibérie

Dans la matinée de dimanche en Sibérie (vers minuit en France), l’équipe du Generali Arctic Observer a retrouvé ce matin Jean-Louis Etienne et son ballon en pleine Yakoutie, au centre de la Russie. Une fois le ballon totalement dégonflé, l’équipe et la rozière sont repartis à bord d’un gros hélicoptère russe MI-8 en direction de Yakutsk, avant un retour en France en début de semaine.

L’attente n’a pas été trop longue pour Jean-Louis Etienne. Après une bonne nuit de sommeil réparateur, l’aérostier a été rejoint par son équipe technique en début de matinée dimanche. En quelques heures, l’équipe a dégonflé le ballon, replié l’enveloppe, rangé la nacelle et embarqué l’ensemble à bord d’un gros hélicoptère russe de transport. « J’étais très fatigué hier soir. Je me suis endormi en mangeant et me suis réveillé un peu plus tard avec la cuillère dans la bouche ! s’amusait dimanche matin Jean-Louis Etienne. J’ai dormi comme une bûche e t maintenant ça va mieux. Tout le matériel a été embarqué dans un hélicoptère MI-8. Je vais pouvoir me restaurer et retrouver un peu de chaleur. »

Avec un peu de recul, Jean-Louis Etienne analyse les difficultés d’une telle expédition par rapport à ses nombreuses expériences polaires précédentes. « J’ai fait pas mal d’expédition sur terre ou sur mer. La différence c’est qu’en l’air, le moindre problème peut être fatal. Dans les airs, il n’y a jamais de répit. Si quelque chose ne va pas, on ne peut pas faire de pause pour regarder ce qu’il faut faire. L’analyse doit être vite faite et la décision rapide. C’est ce qui rend tout ce qui est aérien intense, surtout dans des circonstances pareilles. J’ai connu des moments tendus en volant bas. Je faisais du “radada“ à 50 nœuds sur la banquise. C’était très impressionnant. J’ai enfin pu me reposer en touchant le planch er des vaches. »

A peine de retour sur terre, l’infatigable médecin-explorateur regarde déjà vers le futur et ses prochaines aventures. « J’ai un projet depuis deux ans d’un bateau d’exploration océanographique qui aura la capacité de voyager dans les régions polaires. Mais c’est un projet à long terme. Je continuerai certainement à voler en ballon d’ici là. C’est un appareil d’observation absolument extraordinaire. On vole lentement. Il n’y a pas de vent, pas de bruit. C’est un formidable balcon sur la nature. »