Edito/Top 5 : Coût sur coût

En numéro 1 de notre top 5 de la semaine, on retrouve une nouvelle fois l’article sur la politique de mots-clés Google des assureurs. Pour simplifier la démarche, nous recourons au principe de la tacite reconduction et vous enjoignons à vous référer au premier paragraphe des conditions générales de l’édito précédent…

Retour à de la nouveauté pour le deuxième du classement. Les salariés de l’assurance ne sont pas ceux qui travaillent le plus, mais ils sont ceux qui coûtent le plus cher selon une étude de l’Insee. Le coût du travail du secteur, en y intégrant la banque, y est le plus élevé. Un salarié coûte environ 82.000 euros par an à son entreprise. Reste à savoir qui tire vers le haut : l’assurance, ou la banque. L’étude ne nous le dit pas…

Après le PLFSS 2016 relativement clément pour le secteur de l’assurance, mais également “très confus”, selon Jean-Paul Lacam, président du Ctip, le secteur attendait le PLF 2016. Et il a pu constater que la réforme de l’aide juridictionnelle passerait par lui via une hausse de la taxe sur les contrats de protection juridique. Une hausse en deux temps avec une première salve au 1er janvier 2016 et une autre au 1er janvier 2017. Certains crient déjà à la hausse d’impôt déguisée puisque la hausse pourrait être répercutée sur la cotisation de l’assuré. Avec un S/P de 50,6% en 2014 selon l’ACPR, le secteur semble pourtant dans la capacité d’absorber deux points de taxe surpplémentaires.

Ajoutons deux lettres au sujet du paragraphe précédent pour évoquer, en 4e position de notre top 5, le PLFSS 2016. Comme nous l’évoquions au-dessus, pas de taxe supplémentaire, mais une promesse lancée par François Hollande au congrès de la Mutualité et concrétisée dans le projet de loi : la généralisation de la complémentaire santé pour les seniors. Une réforme effectuée dans la précipitation pour les uns. Une mesure palliative pour les autres. Bref, le texte a été accueilli plutôt froidement par les organismes complémentaires.

Laissons la conclusion de ce top 5 à l’Unocam, puisque son avis défavorable sur le PLFSS 2016 constitue le 5e et dernier article de ce top 5. “Cette année, l’Unocam constate à nouveau que le PLFSS, loin de combler le besoin de financement de l’assurance maladie obligatoire, s’attache à administrer davantage l’activité de l’assurance maladie complémentaire, dans une indifférence manifeste aux conditions économiques dans lesquelles cette activité s’exerce”. Finalement ce que souhaite le secteur, c’est simplement un peu de considération.