Edito : Les assureurs krach bien leur jeu

Le CAC s’est ressaisi avant de flancher à nouveau à -5,45% mercredi soir, après une baisse de 19% sur 11 jours. Crash, krach ou cache-cache, rien n’est sûr.

Mercredi, le soleil est revenu et les indices reprenaient des couleurs. Mais de même qu’Hélios est capricieux cet été, les cordons de la bourse n’ont de cesse de jouer les yoyos avec les nerfs des hommes pressés. Après 11 séances de baisse consécutives, le CAC 40 avait enfin repris du poil de la bête mardi soir. A +1,6%, Paris, créateur de tendances (en mode et assurance) donnait le la et toutes suivaient. Après avoir dévissé de 4,89% lundi, Axa reprenait 1,2%. Mercredi matin, le CAC continuait sa percée à +1,85%…

Hélios en perd son grec, Sol son latin

Mais pas le temps d’arriver au deuxième paragraphe qu’on annonce un effondrement de 5,45% du CAC mercredi en clôture, Axa s’abîmant de 12,66% tandis que la Société générale à -14,74%… Inutile de prendre le pouls de la volatilité. La décision de la Fed de maintenir son taux directeur à un niveau quasi nul n’a pas suffi. L’annonce de Baroin et Pécresse de propositions à venir dans un futur probablement proche, non plus. D’aucuns évoquent un crash quand d’autres s’attachent à éviter le terme. Et les puristes qui se disputent la définition des termes crash et krach, le premier, anglais, étant plus radical quand le mot allemand signifie potin ou pétard… Hélios en perd son grec, Sol son latin. De quoi prendre des allures de mannequin glacé sous un teint de soleil. Y a vraiment plus de saison…

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