Edito: Il y a 10 ans, déjà

Il y a 10 ans avaient lieu les attentats du 11 septembre.
Ce 11 septembre 2001, la planète entière tremblait comme les Twin Towers du World Trade Center avant qu’elles ne s’effondrent, victimes de la plus importante catastrophe provoquée par l’homme de tous les temps.

Le secteur de l’assurance et de la réassurance prenait la mesure d’un tel événement, non modélisé et qui allait bouleverser la décennie suivante. Et maintenant que nous allons achever ce cycle de 10 ans, l’Association de Genève, think tank des assureurs et réassureurs mondiaux a fait paraître un rapport sur ce que les attentats ont changé dans le monde de l’assurance en 95 pages et qui regroupe huit essais sur les thèmes du management du risque, des impacts sur les marchés, la croissance mondiale et l’environnement en général de l’assurance.

Parallèlement, les auteurs rappellent que le 11 septembre, les marchés financiers sortaient tout juste de l’impact de l’éclatement de la bulle internet. Cette violente phase de repli des marchés n’avait pas trop duré, malgré le nouvel impact des attentats.
10 ans après, les marchés financiers semblent une nouvelle fois exploser en vol et les assureurs sont en première ligne.

Les problématiques des dettes souveraines semblent impossibles à résoudre. Cette fois pas d’attentats humains – même si la gestion des finances pourrait parfois s’apparenter à une volonté de nuire toute aussi violente – mais bien l’explosion d’une bulle démultipliée par un effet de spéculation. Et une nouvelle fois, les assureurs en pâtissent, fortement. La faute à des résultats peut-être trop attachés aux résultats financiers, à des placements à risque, ou tout simplement à la globalisation d’un monde ou banque, assurance et finances sont étroitement liés à l’économie des Etats. Car en 2008, c’était bien les banques et les valeurs financières qui avaient précipité le doute sur la gestion des Etats à gérer une crise. Et les avaient obligés à sortir des liquidités sur les marchés.