Dépenses de santé / Mutuelles : La part non remboursée diminue selon la Drees

Dans un contexte de polémique avec les mutuelles, le gouvernement souligne que la part non remboursée des dépenses de santé est stable depuis 2006.

Le ministère de la Santé a confirmé une information du site Les Echos : selon les chiffres de la Drees (Direction de la recherche, des études et des évaluations et des statistiques), qui dépend notamment du ministère de la Santé, le reste à charge des ménages avait atteint un pic de 9,7% en 2008 avant de redescendre à 9,4% en 2010.

« Contrairement à ce qu’affirment certains, la prise en charge par la solidarité nationale est toujours aussi élevée, et la somme qui reste à la charge des ménages est la plus faible d’Europe, après les Pays-Bas », a indiqué mercredi dans Les Echos le ministre de la Santé, Xavier Bertrand.

Un argument qui pèse pour le gouvernement en faveur d’un effort de la part des mutuelles pour ne pas répercuter la hausse de la taxe sur leurs tarifs.

Une moyenne fallacieuse

Une moyenne un peu trompeuse toutefois puisque ce sont les remboursements à 100% par l’assurance maladie pour les soins des maladies chroniques, qui ont pris de l’importance. Pour les autres soins, le reste à charge à en effet plutôt augmenté avec la franchises de 50 centimes appliquée sur chaque boîte de médicaments, la baisse du taux de remboursement de certains médicaments et la hausse du forfait hospitalier journalier passé de 16 à 18 euros.  

Pour les soins de ville, le reste à charge est de 12%, selon les chiffres de la Drees, 16,3% pour les médicaments. Concernant l’hôpital, 3,2% restent pour le compte des patients, 12,7% pour les soins ambulatoires (sans nuit passée à l’hôpital).

 

(Avec AFP)

 

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