Dépendance : Le gouvernement reste prudent

Le chantier de la dépendance a été lancé par Nicolas Sarkozy la semaine dernière lors de son élocution télévisée. Pourtant, le calendrier de la prise en charge de la perte d’autonomie tarde à se dessiner.

Pour son discours de politique générale à l’Assemblée Nationale, on attendait de François Fillon qu’il dresse les premiers contours du chantier de la dépendance après pléthore d’annonces depuis quelques jours. Finalement, le Premier ministre est resté très prudent sur la question, préférant insister sur la notion de rigueur pour relancer la croissance.

François Fillon préfère attendre la concertation sur l’assurance-maladie menée avec « les partenaires sociaux, les professionnels de santé, les assurances, les collectivités territoriales » pour « déterminer les besoins réels des personnes, examiner comment assurer le maintien à domicile des personnes âgées le plus longtemps possible ».

La dépendance noyée la protection sociale

Après l’annonce du traitement du dossier dépendance par le conseil économique et social, François Fillon a décidé d’intégrer la question du financement de la perte d’autonomie à l’ensemble de la protection sociale. Il faudra donc composer avec la problématique du déficit de l’assurance-maladie, et le chantier semble donc plus long que prévu.

Entre financement de l’état, importance des complémentaires et participation des assureurs, les propositions restent encore floues. Contrairement au chef de l’état, le Premier ministre n’a pas évoqué, lors de sa montée au parloir, la création d’une nouvelle branche de Sécurité sociale. Pour l’heure, la dépendance semble embarrasser plus qu’enthousiasmer le gouvernement. Les pouvoirs publiques redoutent donc qu’une réforme ne voit pas le jour avant au moins 2012.

Sources – Les Échos