Dépassements d’honoraires : L’Union Harmonie Mutuelles et la MGEN/Istya adressent une lettre ouverte aux médecins

L’Union Harmonie Mutuelles et MGEN/Istya adressent une lettre ouverte aux médecins pour essayer de trouver un terrain d’entente en ce qui concerne les dépassements d’honoraires.

Nouveau rebondissement sur la régulation des dépassements d’honoraires qui oppose les mutuelles et les médecins. L’Union Harmonie Mutuelles et le groupe MGEN/Istya essaient de temporiser le débat en publiant une « Lettre aux médecins » dans Le Monde daté du 29 novembre. Cette lettre ouverte, signée de Guy Herry, président de l’Union Harmonie Mutuelles et Thierry Beaudet, président des groupes MGEN/Istya, est titrée  : « Nos adhérents sont aussi vos patients » et s’ouvre par une tentative de conciliation : « Aujourd’hui, nous pensons que nos adhérents comme vos patients méritent mieux que des procès d’intention réciproques. » Passages choisis :

« Au moment où nous écrivons cette tribune, les futures dispositions de la loi sur les réseaux en discussion au Parlement nous interdiraient d’envisager avec vous toute forme de contractualisation visant un allègement du reste à charge de nos adhérents et de vos patients en contrepartie d’un effort de régulation et dans la perspective d’une convergence tarifaire. Avec le Président de la Mutualité Française, nous regrettons cette situation. La double absence d’un cadre collectif conventionnel, au-delà du contrat d’accès aux soins et de fondement à toute perspective de négociations avec les mutuelles, va nous conduire inévitablement à figer ou limiter notre intervention hors du contrat d’accès aux soins, faute de visibilité tarifaire. Or, cette visibilité sur la régulation est d’autant plus nécessaire que nous devons également contribuer, aux côtés de l’assurance maladie, au soutien de l’activité des médecins de secteur 1, notamment les médecins spécialistes en médecine générale, non seulement sur le plan financier mais aussi en matière d’organisation et de coordination. Si vous pensez, comme nous, que la santé ne peut pas et ne doit pas être un marché, que c’est d’abord l’accès de nos concitoyens à des soins de qualité qui doit guider notre action et vos pratiques, alors notre responsabilité commune est de placer le débat à une autre hauteur et dans une autre perspective que ces derniers jours. »

Cette tentative de conciliation portera-t-elle ses fruits?