Dans l’UE, la prévention du stress devient incontournable pour les entreprises

Les législations des pays de l’Union européenne (UE) imposent de plus en plus aux entreprises d’intégrer les risques psychosociaux et le stress au travail dans leurs politiques de prévention, selon une étude communiquée mercredi.

L’étude du groupement d’intérêt public Eurogip rappelle que plusieurs directives communautaires, qui imposent le même cadre juridique dans les 27 pays de l’UE, ont été prises depuis 1989 sur le sujet et que deux accords cadres européens, destinés à être transposés dans chaque pays, ont été conclus par les partenaires sociaux, en 2004 sur le stress et en 2007 sur le harcèlement et la violence au travail.

Depuis 2007, un projet de développement d’un cadre européen pour la gestion des risques psychosociaux a aussi été lancé.

Eurogip, organisme qui a été créé par la sécurité sociale française, note que certains pays comme la Belgique, le Danemark, la France et le Royaume-Uni ont placé la lutte contre les risques pyschosociaux parmi leurs priorités stratégiques.

Au niveau européen et dans la plupart des pays, c’est la prévention organisationnelle, c’est-à-dire par des actions sur l’environnement ou l’organisation du travail pour éviter l’apparition des troubles à la source, qui est recommandée en priorité pour son efficacité.

Cette forme de prévention nécessite un soutien et une implication de la direction de l’entreprise.

Dans l’UE, 28% des travailleurs seraient “exposés à au moins un facteur susceptible d’affecter de manière défavorable (leur) bien-être mental”, soit 56 millions de personnes, rappelle Eurogip, citant des chiffres de 2009 de l’office européen des statistiques Eurostat.

Paris, 10 fév 2010 (AFP)