Coupe du monde : Actuaris parie sur un ancien vainqueur

A l’approche du début de la Coupe du monde de la Fifa, Actuaris vient de publier ses prévisions scientifiques sur les résultats du tournoi. Le cabinet d’actuariat-conseil parie pour 2014 sur le sacre d’un ancien vainqueur.

Dans ses prévisions scientifiques pour la Coupe du Monde de football 2014, qui débutera le 12 juin au Brésil, Actuaris estime qu’il y a 64% de chance pour que le pays qui remporte le tournoi soit un ancien vainqueur.

Le cabinet actuariel prédit ensuite une finale inédite, avec 88% de probabilité que les deux équipes qui s’affrontent n’ai jamais été opposées dans le passé, lors d’une finale de Coupe du Monde.

Mode de calcul différent

“Plutôt que de chercher le résultat le plus probable de chaque match et d’en déduire les qualifiés au fur et à mesure, les actuaires simulent plusieurs millions de scénarii possibles, par l’application de méthodes mathématiques novatrices (modèle Monte Carlo bayésien) et l’utilisation du logiciel ERM System”, explique Actuaris, qui préfère ne pas utiliser les méthodes analytiques reposant sur le passé.

Selon le cabinet, le Brésil, sortirait vainqueur stochastiquement, mais avec “seulement” 12 % de chances, loin des 25 ou 30% annoncés. “L’Argentine et l’Allemagne suivent, devant l’Espagne, la Belgique et la France”, poursuit Actuaris, avant d’ajouter que l’Italie arriverait derrière les tricolores, comme les Pays-Bas et l’Angleterre. Enfin, concernant une probable finale France-Argentine, la rencontre arrive 5ème en terme d’occurrence.

“Nous attendons la coupe du Monde avec impatience pour vérifier la pertinence des modèles. Nous savons que le futur vainqueur et tous les résultats de ses matchs à la coupe du Monde auront été simulés ; seules les probabilités de réalisation de ceux-ci restent incertaines : on appelle cela la glorieuse incertitude du sport”, conclut Pierre Arnal, directeur général d’Actuaris.

Si pour l’heure les paris vont bon train autour des équipes engagées dans la competition, une seule chose reste certaine, l’annulation de la Coupe du Monde 2014 pourrait coûter, elle, très cher aux assureurs.