Cession/International : Primus pourrait faire appel suite au blocage

Le groupe de Hong Kong Primus Financial Holdings a annoncé mercredi qu’il envisageait de faire appel contre la décision des autorités de régulation taïwanaises de bloquer son offre de rachat de Nan Shan Life, filiale taïwanaise de l’assureur American International Group (AIG).

La Commission taïwanaise des investissements a refusé mardi de donner son feu vert à l’offre conjointe de China Strategic et Primus Financial, deux groupes de Hong Kong, d’acquérir Nan Shan Life pour 2,15 milliards de dollars US.

Elle a estimé que les candidats n’avaient pas l’expérience nécessaire pour gérer un gros assureur et n’avaient pas fourni de plan de gestion à long terme. “Les allégations et inquiétudes (de la Commission) sont inacceptables”, a protesté Primus Financial dans un communiqué, soulignant que les documents fournis par le consortium avaient été légalement vérifiés.

Primus “travaille dans la direction” de faire appel de cette décision, a précisé à l’AFP un porte-parole de Primus, qui a 30 jours pour se décider. Ce blocage constitue un important revers pour AIG, qui comptait sur cette rentrée d’argent pour poursuivre son désendettement, et qui a annoncé merdi qu’il étudiait la manière dont il pouvait faire appel de cette décision.

China Strategic Holdings et Primus Financial Holdings avaient conclu en octobre 2009 un accord pour racheter Nan Shan Life pour 2,15 mds USD. AIG avait prévenu que cette cession occasionnerait une perte comptable de 1,4 milliard de dollars car la filiale avait été comptabilisée avec une valeur supérieure.

Mais si la cession devait échouer, elle priverait AIG de liquidités sur lesquels il comptait pour rembourser l’Etat, qui l’a sauvé de la faillite. L’offre de Primus et China Strategic est en suspens depuis que China Strategic a annoncé fin 2009 qu’il comptait revendre 30% de Nan Shan au taïwanais Chinatrust Financial Holding.

Fan Liang-tung, secrétaire exécutif de la Commission des investissements, a tenu à souligner que la décision négative de la Commission n’avait rien à voir avec une participation de capitaux chinois à la transaction.