Cercle LAB : Retour sur le 2e club épargne/retraite [2019/2020]

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Mercredi 29 janvier s’est tenue la 2e réunion du club épargne/retraite. Elle fut l’occasion d’approfondir la notion de devoir de conseil dans le contexte de taux bas.

En introduction de cette 2e réunion du club épargne/retraite, les participants se sont exprimés sur l’intégration de la PPB dans les calculs de SCR. « A partir du moment où la participation reste acquise, cela me paraît plutôt cohérent », a fait valoir un assureur présent autour de la table. « Cela ne change rien pour les épargnants, c’est une simple mesure technique », poursuit un autre participant. L’idée générale est que cela met la France sur un pied d’égalité avec les autres pays européens déjà autorisés à procéder à cet ajustement.

La suite de la réunion fut l’occasion d’explorer la notion de devoir de conseil dans le contexte de taux bas. « Les intermédiaires sont très inquiets sur ce sujet car ils sont en prise directe avec les clients et craignent d’être en première ligne sur les réclamations des clients », soulève un observateur.
Car aujourd’hui les taux bas contraignent beaucoup d’assureurs vie à contraindre l’investissement dans les unités de compte avec les risques que cela peut comporter sur le capital. « Les unités de compte ne conviennent pas à tous les profils et il faut laisser le choix aux épargnants de rester sur le fonds euros selon leurs besoins », pointe un assureur.

Les distributeurs doivent par ailleurs sortir du tout fonds euros. « Pendant des décennies, le fonds euros était la réponse à tous les besoins. Ce n’est plus le cas et les distributeurs doivent intégrer cette nouvelle donne. Certes il y a un vrai besoin de pédagogie vers les clients, mais également un vrai besoin de formation des réseaux », indique un participant. L’un des points à mettre en avant serait d’orienter vers des unités de compte ISR. Elles répondent à une demande croissante des épargnants de sens dans leurs investissements. « Mais là encore, le marché doit se doter d’une nomenclature commune, car aujourd’hui chaque acteur peut mettre un peu ce qu’il veut derrière la terminologie ESG », note-t-on au club épargne/retraite.

Quoi qu’il en soit soit, aujourd’hui l’idée n’est plus de convaincre les clients mais d’essayer de faire comprendre les prérogatives des assureurs.

La prochaine réunion du club épargne/retraite se tiendra le 3 mars. Nous recevrons à cette occasion Lionel Corre sous-directeur assurances à la direction générale du Trésor. Nous nous poserons cette question : Comment construire des produits d’épargne dans un contexte de taux bas ?