Bourse : Les investisseurs institutionnels français pourraient augmenter leurs parts d’actions

Les investisseurs institutionnels français envisagent d’augmenter la part d’actions dans leurs portefeuilles d’actifs au cours de l’année à venir, au détriment des produits monétaires et des obligations, selon une enquête réalisée par le cabinet de conseil indépendant bfinance.

Lors de son enquête, dont les résultats ont été communiqués lundi à l’AFP, bfinance a interrogé 17 investisseurs institutionnels français qui totalisent 52 milliards d’euros d’encours sous gestion.

A horizon d’un an, les actions sont la classe d’actifs qui intéresse le plus les investisseurs. Le solde entre ceux souhaitant se renforcer et ceux souhaitant s’alléger est ainsi de 60% pour les actions. Suit l’immobilier, loin derrière, avec un solde positif de 33%.

La réallocation se ferait au détriment des produits monétaires (solde négatif de 53%), des obligations (-13%) et des fonds alternatifs ou hedge funds (-7%).

La part des actions dans le portefeuille de ces investisseurs institutionnels n’est aujourd’hui que de 16%, contre 59% pour les obligations et 19% pour le monétaire.

La réallocation d’actifs pourrait même se faire à court terme, puisque 65% des investisseurs interrogés prévoient une révision avant la fin du premier trimestre 2011.

Pour 73% des investisseurs interrogés, la volatilité est la première cause susceptible de retarder une révision de l’allocation d’actifs. En ce qui concerne les réallocations intervenues depuis un an, date de la dernière enquête de ce type, 79% des sondés indiquent avoir réduit leur exposition aux obligations des pays considérés comme les plus fragiles.

PARIS, 27 sept 2010 (AFP)