Bourse : Les actions de NN Group fixées à 20 euros

Le bancassureur néerlandais ING a fixé le prix des actions de sa filiale d’assurances et de gestion d’actifs NN Group, qui doit entrer en Bourse mercredi, à 20 euros, ce qui devrait lui rapporter 1,5Md d’euros.

“ING vend 77 millions d’actions ordinaires pour l’entrée en Bourse de NN Group à un prix initial de 20 euros par action, ce qui devrait rapporter environ 1,5Md de recettes pour ING”, a indiqué celui-ci dans un communiqué.

Le groupe avait annoncé dans le courant du mois de juin qu’il espérait lever entre 1,3 et 1,5Md d’euros, avec un prix indicatif situé entre 18,5 et 22 euros.

Cette offre définitive évalue NN Group à 7Mds d’euros, a ajouté ING, rappelant que la vente de NN Group est une des dernières étapes de sa restructuration demandée par la Commission européenne en échange d’une aide publique reçue en 2008.

ING a en outre rappelé que la transaction aurait un impact négatif d’environ 3,4Mds d’euros sur ses finances, qui sera comptabilisé au troisième trimestre. Le groupe néerlandais a de nouveau souligné s’être déjà assuré, en plus des fonds qu’il espère lever, d’investissements à hauteur de 1,275Md d’euros via une offre secondaire, c’est-à-dire la vente de titres détenus par ING.

Mais seuls 450M d’euros seront échangés en actions lors de l’entrée en Bourse. Le reste de cette somme sera transformé en actions à partir de 2015. ING détiendra encore 71,4% de NN Group à l’issue de l’entrée en Bourse, part qui sera réduite progressivement jusqu’à 50% avant le 31 décembre 2015, le reste devant être vendu avant le 31 décembre 2016.

NN Group offre notamment des services de pension, d’assurance-vie, d’assurances et des services bancaires et de gestion d’actifs dans plus de 18 pays, principalement en Europe. La vente de NN Group est une des exigences de la Commission européenne en échange d’une aide publique de 10Mds d’euros de la part de l’État néerlandais en octobre 2008 lors de la crise financière.

En plus de restructurations, la Commission, gardienne de la concurrence en Europe, avait également exigé le remboursement complet de la somme et la vente de quelques autres activités bancaires.