Axa : succès de son augmentation de capital de 2 milliards d’euros

L’assureur Axa a bouclé avec succès son augmentation de capital de deux milliards d’euros, destinée à financer des acquisitions, une opération marquée par une forte demande des investisseurs, à hauteur de 5,6 milliards d’euros, selon un communiqué publié mercredi.

L’opération visait à financer des acquisitions, notamment la prise de contrôle intégrale d’une partie de sa filiale australienne Axa Asia Pacific Holdings (Axa APH), dont il ne détient aujourd’hui que 54%.

La période de souscription courait du 10 au 23 novembre.

Près de 99% des actions nouvelles ont été souscrites à titre irréductible, c’est-à-dire par les actionnaires existants.

Plusieurs des grands actionnaires d’Axa s’étaient engagés, dès l’annonce de l’opération, à souscrire à l’augmentation de capital à hauteur de leur participation actuelle. Il s’agissait d’Axa Assurances IARD mutuelle, Axa Assurances vie mutuelle, de la banque BNP Paribas et du groupe industriel Schneider Electric, qui pesaient au total 20,1% du capital.

Le règlement-livraison et l’admission aux négociations des actions nouvelles sont prévus pour le 4 décembre.

Grâce à cette augmentation de capital, Axa veut scinder sa filiale Axa Asia Pacific Holdings (APH) en deux, pour ne conserver que la partie asiatique dont elle va prendre le contrôle total. Elle cèdera, en revanche, ses activités en Australie et Nouvelle-Zélande à l’assureur australien AMP.

La facture nette de l’ensemble se monte à 1,1 milliard d’euros environ pour Axa.

L’offre a, dans un premier temps, été rejetée par les administrateurs indépendants d’Axa APH. Par la suite, Axa a indiqué à plusieurs reprises qu’il maintenait son offre sans la modifier. Les deux parties n’ont, à ce jour, pas entamé de négociations.

Le solde de l’augmentation de capital doit servir à d’autres acquisitions dans des zones de croissance soutenue, notamment l’Europe de l’Est.

Axa a ainsi indiqué qu’il négociait avec la Banque européenne de reconstruction et de développement (BERD) le rachat de participations minoritaires dans des filiales d’Europe de l’Est, pour plusieurs centaines de millions d’euros.

Paris, 2 déc 2009 (AFP)