Assurbanque : Groupama simplifie son offre bancaire et passe à l’offensive

Groupama Banque va rénover son offre dès ce mois d’avril. Jouant sur les tarifs et sur un compte rémunéré, la filiale bancaire de l’assureur veut atteindre les 700.000 clients en 2014.

Au 31 décembre 2010, Groupama Banque comptait 533.000 clients soit un gain net de 35.000 clients par rapport à 2009. L’objectif, dans cette nouvelle stratégie banque qui commence dès le 11 avril, est d’atteindre les 700.000 clients à horizon 2014.

Pour réaliser cet objectif, qui représente la progression enregistrée par Groupama Banque en 2010,  soit 35.000 clients de plus par an, l’assurbanquier renouvelle sa gamme en la simplifiant et en conservant des taris bas.

En premier lieu, les tarifs. Selon une étude réalisée par l’Ifop à la demande de l’assureur, il apparaît que les Français – l’étude s’intéressait également aux clients américains – souhaitent à 49% que les banques baissent leurs tarifs.

« La baisse des coûts des services bancaire est une revendication forte des Français » reprend Bernard Pouy, directeur général de Groupama Banque, qui pratique des tarifs relativement bas, « par choix autant que par obligation. Par choix (…) mais aussi par obligation car nous étions un nouvel entrant sur le secteur en 2003 et qu’il fallait se démarquer » année de la création de Groupama Banque.

Sans offrir la carte bancaire gratuite, son coût sera limité, dans le cadre de deux cartes pour un compte, à 3,25 euros par mois pour peu que le ménage dépense 700 euros via ce moyen de paiement. Mais si l’offre est souscrite dans une « offre groupée de services »…

Package ou pas ?

Ce tarif s’inscrit toutefois dans le cadre d’une « offre groupée de services » qui ressemble à un package qui ne porte pas son nom. Dans ces services, qui devraient être modulables et au libre choix de souscriptions pour les clients.

Groupama Banque se voulant également « transparente », avec un produit simplifié, les choix sont laissés au client de souscrire ou non les options. Pourtant, l’offre Astrea, qui doit devenir « le compte bancaire » de Groupama Banque a tout du package : tarif unique pour la version simple, à 6,50 euros par mois, 12,50 pour une carte Visa Premier. Le compte est rémunéré à 1% brut dès le premier euro, comprend une assurance des perte et vol des moyens de paiement… C’est dans ce cadre que s’applique également le système de réduction énoncé auparavant.

Pour conserver les clients avec une épargne, Groupama Banque propose une « gestion dynamique de l’épargne », espèce d’effet de seuil qui permet au client de déterminer, à partir d’un certain montant, le transfert de liquidités de son compte vers un compte sur livret. Si le compte est débiteur, le livret permet au client de revenir à l’équilibre.

Une relation long terme

Groupama Banque, qui affiche un taux d’attrition (taux de sortie des clients) de 8% veut conserver ses clients dans le long terme. Sa cible change aussi, puisqu’il ne s’agit plus que de ses sociétaires, longtemps concernés. « Au début, certains clients ouvraient un compte pour faire plaisir à leur conseiller qu’ils connaissaient bien » confiait Bernard Pouy. L’assureur s’implante de plus en plus en ville « pour attirer de nouveaux clients également prospects assurances » précise le directeur général. Comme Axa avant, le fait d’avoir un conseiller qui ne change pas pendant quelques années est un élément qui sera mis en avant.

La distribution est d’ailleurs « multicanal », Groupama Banque réfutant l’idée de banque à distance. Les politiques restent cependant soumises aux volontés des caisses régionales, qui peuvent révéler de grandes disparités dans leurs pratiques.
Sur le terrain, les agents Gan ainsi que les commerciaux salariés se répartissent les clients. « 700 agents ont le statut d’intermédiaires en opérations de banque (IOB) mais seuls 50% sont vraiment actifs ».

Dans tous les cas, une grande campagne de communication nationale sera organisée à partir du 2 mai prochain et pendant un mois. Sur les écrans, Cerise et Groupama feront une large promotion de l’offre bancaire nouvelle.