Assurance-vie : L’Afer sert un taux de 3,43% sur les fonds en euros et propose un nouveau contrat

L’Association d’épargnants a annoncé mardi au cours d’une conférence de presse rémunérer son fonds en euros au capital garanti à 3,43%, au dessus de la moyenne, et propose un nouveau support d’investissement en immobilier.

Ménageant l’attente, ce n’est qu’à la fin de son discours que le président de l’Association française d’épargne et de retraite Gérard Bekerman a annoncé le taux de rémunération des contrats d’assurance-vie proposés en partenariat avec Aviva. Le rendement moyen du fonds garanti en euros est donc de 3,43%, moins bien que la moyenne des dix années précédentes mais mieux que les cinq dernières. Il est en tout cas supérieur à la moyenne des taux servis qui se situent plutôt à 3% pour l’année 2011.

« A un moment où la contestation s’élève au sein de la communauté financière, l’Afer est là et bien là, un roc qui a su résister contre vents et marées à l’une des pires turbulences financières que le monde ait connu depuis l’avant-guerre » a-t-il déclaré.

Bilan « décevant » pour les UC

Pour les unités de compte, qui supportent 6Mds d’euros de l’encours total, le bilan est « décevant » selon Jean-François Boulier, directeur général d’Aviva Investors Europe. Les performances sont négatives pour les sept supports. Le fonds Sfer enregistre notamment un performance négative de 13,1% sur l’année 2011.

Gérard Berkerman a insisté sur les 18.000 nouveaux-entrants qui ont rejoint les 735.000 adhérents de l’Afer au cours de l’année 2011, et l’encours qui, à 45Mds d’euros reste stable, égal à celui de l’an dernier. Pas de « désamour » donc de la part des épargnants, selon le président. L’Afer a néanmoins bien connu une décollecte en cette fin d’année de même que le secteur de l’assurance-vie en France.

Collecte négative de 900M fin 2011

La collecte brute approche les 2Mds d’euros et les prestations versées dépassent 2,8Mds. La collecte nette négative est donc supérieure à 900M d’euros, les rachats totaux s’élevant à 261M d’euros. Un « effet prestation » qui permet à l’épargne d’ « être utilisée lorsque les circonstances sont difficiles », remarque M. Bekerman.

Pour l’avenir, l’Afer souhaite répondre aux attentes des jeunes concernant la dépendance des ainés, en facilitant la transmission des capitaux sans attendre l’ouverture des successions et en défendant l’intérêt des épargnants dans la banque et le crédit. Un petit eldorado puisque « quand un adhérent décède, un bénéficiaire sur deux réinvestit à l’Afer ».

Du côté des produits, le président ne s’est pas étendu sur le bilan du contrat dépendance lancé il y a un an et propose un nouveau support d’investissement en immobilier, Afer Immo.