International / Marchés Financiers : AIG propose de racheter des actifs toxiques à la Fed pour 15,7Mds de dollars

L’assureur américain AIG a proposé à la banque centrale des Etats-Unis (Fed) de lui racheter des actifs toxiques pour 15,7Mds de dollars, afin de réduire sa dette auprès des pouvoirs publics, selon un document transmis jeudi aux autorités boursières.

Dans ce document, une lettre adressée à l’antenne new-yorkaise de la Réserve fédérale, le groupe propose « de racheter l’ensemble des titres adossés à des prêts hypothécaires résidentiels (RMBS) détenus par Maiden Lane II pour 15,7Mds de dollars en numéraire ».

Maiden Lane II est la société ad hoc créée par la banque centrale en septembre 2008 pour sauver le géant de l’assurance de la faillite, en nettoyant son bilan des actifs toxiques.

« AIG pense que cette proposition est dans le meilleur intérêt des contribuables américains, du gouvernement américain, et d’AIG lui-même », écrit le groupe dans la lettre.

« Si elle acceptée, cette offre va réduire de manière substantielle le montant de l’aide gouvernementale accordée à AIG, aider AIG à s’assurer que le gouvernement américain récupère tout l’argent investi dans AIG, et garantir que la Réserve fédérale de New York touche un profit sur son intérêt dans Maiden Lane II, tout en réduisant le montant d’actifs liés à AIG dans le bilan » de la banque centrale, poursuit-il.

L’assureur, ex-numéro un mondial, a été sauvé de la faillite en septembre 2008 par les pouvoirs publics américains, qui l’ont quasi-nationalisé. Le Trésor avait augmenté en janvier dernier sa part dans le capital du groupe à 92%, aux termes d’un plan de restructuration de la dette et du capital, tout en prévoyant de sortir du groupe au fil du temps.

AIG avait annoncé mardi avoir remboursé 6,9Mds de dollars au Trésor américain grâce à la vente d’actions de son concurrent MetLife, qui lui a racheté sa filiale Alico.

Après cette opération, le gouvernement avait recouvré au total 287Mds de dollars de ses aides gouvernementales octroyées pendant la crise, soit 70% des 411Mds de dollars déboursés.

New-York, 10 mars 2011 (AFP)