Assurance crédit : la rentabilité du secteur sous pression jusqu’en 2011

    La capacité des assureurs crédit à restaurer leurs résultats, dans un contexte de montée en flèche des défaillances d’entreprises, sera un des éléments clés de leur notation jusqu’en 2011, affirme Standard & Poor’s dans un communiqué lundi.

    Le métier des assureurs crédit, qui consiste à protéger les entreprises contre le défaut de paiement de leurs clients, est très sensible à la conjoncture économique, et les principaux acteurs ont connu depuis dix-huit mois une dégradation significative de leurs résultats.

    La situation s’améliore depuis le deuxième semestre 2009, mais “la récession sévère dans les grandes économies mondiales et l’augmentation en flèche des défauts de paiement et des faillites pèsent toujours lourdement sur les revenus et la solvabilité des assureurs crédit”, explique S&P.

    Pour retrouver la rentabilité et améliorer leur solvabilité, les assureurs crédit devront diminuer leur exposition (en abaissant le montant de leurs garanties et en nettoyant leurs portefeuilles de clients), tout en augmentant leurs tarifs et leurs franchises, comme ils ont d’ailleurs commencé à le faire, estime l’agence de notation.

    Le français Coface, qui a enregistré une perte de 103 millions d’euros au premier semestre, pourrait avoir des difficultés à maintenir ses fonds propres à un niveau cohérent avec sa notation, malgré l’injection par la banque Natixis (groupe BPCE) de 175 millions d’euros au capital de sa filiale, selon l’agence.

    Les quatre sociétés notées par Standard & Poor’s, Coface, Euler Hermes, filiale basée en France de l’allemand Allianz, le néerlandais Atradius et l’espagnole CESCE (Compania Espanola de Seguros de Credito a la Exportation S.A.), représentent 90% du marché de l’assurance crédit, estime l’agence de notation.

    Paris, 18 jan 2010 (AFP)