ANI : Les experts-comptables choyés par Generali France

Au 1er janvier 2016, la complémentaire santé devra être mise en place dans toutes les entreprises. Un marché de proximité dans lequel les experts-comptables attirent tous les regards, notamment celui de Generali France qui améliore son interface dédiée à la profession baptisée Petra.

Generali France la deuxième version de Petra, un site communautaire essentiellement dédié aux experts-comptables. Jusque-là, il était réservé aux experts montrant une certaine appétence pour le social et sortant de leur simple mission fiscale. Désormais, elle sera ouverte à tous les professionnels qui le désirent. Du côté de Generali France, Petra était accessible à La France Assurances Conseil (LFAC), l’un des quatre réseaux de distribution de l’assureur. Il sera désormais ouvert aux agents et aux courtiers partenaires.

Generali espère ainsi tripler le nombre de cabinets accompagnés à travers sa plateforme lancée en 2012, passant de 300 à 900. “Aujourd’hui, les problématiques sociales au sein de l’entreprise sont de plus en plus complexes. Ce site permet aux experts-comptables de s’informer sur le retraite, la prévoyance, la performance globale et le développement interne à travers des points sur l’actualité sociale, le décryptage sur la réglementation, ou encore des formations en ligne”, précise Nicolas Pagès, directeur en charge du commercial des assurances collectives d’entreprises de Generali France.

Un relais crucial

Dans le cadre de la généralisation de la complémentaire santé collective, les experts-comptables sont des relais cruciaux pour les assureurs. Generali, tout comme Groupama d’ailleurs, l’a bien compris. Les experts-comptables ont les mais dans les bilans des entreprises cibles et appréhendent parfaitement les besoins de leur client.

Il est pourtant impossible de nouer des partenariats commerciaux avec cette profession. “L’ordonnance et le code de déontologie imposent à l’expert-comptable d’être indépendant, d’éviter toute situation qui pourrait faire présumer d’un manque d’indépendance et de ne jamais se trouver en situation de conflit d’intérêts.”

Indépendance et convention de partenariat

Pourtant, le Conseil supérieur de l’ordre des experts-comptables planche sur des conventions de partenariat. Elles prendraient trois formes. Soit contracter avec le partenaire directement. Soit utiliser le partenaire comme un sous-traitant, soit mettre le client en relation avec le partenaire. Le partenaire aura été préalablement choisi sous forme d’une mise en concurrence. “Nous souhaitons sélectionner nos partenaires de la façon la plus pertinente possible”, souligne Marie-Dominique Cavalli, membre de la commission déontologique du conseil de l’ordre.

9000 contrats collectifs dont 1/3 avec de la prévoyance

On peut toutefois imaginer que les assureurs les plus proches des experts-comptables seront les mieux positionnés pour répondre à leurs besoins de par les remontées terrains. L’enjeu est de taille puisque la France compte 190.000 experts-comptables qui travaillent auprès de 2 millions d’entreprises.

A moins de 9 mois de l’entrée en vigueur de l’ANI, Generali est déjà bien lancé. Au mois de février, il comptait 9.000 nouvelles entreprises dans son portefeuille. “Nous avons fait un tiers du chemin sur notre objectif”, indique Nicolas Pages. A noter qu’un tiers des contrats ont donné lieu à une souscription en prévoyance. “Une bonne surprise”, conclut Nicolas Pagès