Union des courtiers : La CSCA se relance

Finis les atermoiements de la fin 2014. Le groupe de travail mis sur pied par la CSCA au premier trimestre 2015 pour relancer un projet d’union des syndicats de courtiers a rendu sa copie. Un projet voté à l’unanimité des présidents de syndicats selon Hervé Houdard, le président de la CSCA.

Les sourires et optimisme étaient de rigueur à l’occasion de la conférence pré-congrès de la CSCA. Après une brève description du contenu proposé au rendez-vous du 9 juin au carrousel du Louvre, Hervé Houdard, président de la CSCA, Richard Restuccia, président délégué de la Chambre et Alain Morichon président du groupe de réflexion ont dévoilé le résultat de ce dernier concernant le nouveau projet d’union des syndicats de courtiers.

L’union se fera autour de deux pôles, pour le moment. Un premier réunissant les courtiers traditionnels réunis sous des fédérations régionales qui porteront le nom de CSCA auquel sera accolé le nom de la région. Au nombre de 9, elles naîtront de la fusion du SFAC et du syndicat dans le territoire en question. Les structure syndicales existantes (Scamp, Scan, Sfac, SMCAR, Sycaest, Syasef, Sycra et Sycaso), n’auront donc plus d’existence juridique. Elles seront fusionnées dans les entités régionales réunies sous un pôle commun lui-même dépendant d’une structure faîtière, la CSCA nationale, l’organe de représentativité des courtiers auprès des pouvoirs publics ou encore des fédérations d’assurance.

Sous la houlette de cette structure faîtière, un pôle sera dédié à l’Ucamat, en raison de sa singularité dans le paysage du courtage. D’autres pôles pourraient voir le jour si d’aventures le Syndicat 10 et l’Anacofi Assurances décidaient par exemple d’entrer dans le projet. La gouvernance de cet organe de représentativité se compose d’un président et de 5 vice-présidents aux missions bien définies (affaires européennes, affaire publiques, réglementaires et juridique assurance, communication, affaires sociales et courtage de proximité).

Il a beaucoup été question de représentativité lors de ce premier défrichage du projet de la future CSCA. “La CSCA est l’organe naturel, historique et légitime pour représenter les courtiers”, lance Richard Restuccia. “La loi sur la représentativité rend les regroupements nés après le 31 décembre 2014 illégitimes, car il faut au moins deux années d’existence en 2017”, ajoute Alain Morichon. La référence au Syndicat 10 est à peine voilée. Ce dernier devrait en effet annoncer la création d’une alternative au projet de la CSCA ce 8 juin.

Côté calendrier, la CSCA prévoit des premières mesures effectives avant la fin de l’année. La création de la CSCA Île-de-France est quant à elle bien avancée et devrait faire partie des premières régions à voir le jour.