Stratégie : Groupama se retire du pacte d’actionnaires de Mediobanca

Groupama et Generali quitteront le pacte d’actionnaires de la banque italienne Mediobanca au 1er janvier 2014. Groupama veut se concentrer sur sa croissance organique en Italie. Mais il ne cèdera pas pour autant sa participation (4,93%).

Groupama a décidé de se retirer du pacte d’actionnaires de la banque italienne Mediobanca, comme Generali, Italmobiliare et l’investisseur Marco Brunelli. Le pacte doit être renouvelé à partir de janvier 2014 pour deux ans. Après ces retraits, le nouveau pacte d’actionnaires ne représentera plus que 30,05% du capital de Mediobanca contre 38,19% aujourd’hui.

Groupama qui détient 4,93% du capital de la banque, indique néanmoins qu’il ne compte pas céder cette participation car il est “confiant dans la stratégie conduite par le management de Mediobanca et le potentiel de valorisation du titre”. Generali détient 2% du capital.

Pour Groupama qui a retrouvé le chemin des bénéfices au premier semestre 2013 et a procédé récemment à d’importantes cessions (Société Générale pour 517M d’euros, Eiffage pour 260M d’euros), il s’agit maintenant de se concentrer sur sa croissance organique en Italie où “il bénéficie désormais d’une présence solide“, indique-t-il.

“une époque de recherche de croissance externe”

L’entrée dans le pacte d’actionnaires de Mediobanca correspondait à une époque de recherche de croissance externe en Italie, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui“, affirme l’assureur mutualiste, qui avait signé ce pacte en 2003.

Mediobanca a dévoilé fin juin un plan stratégique à horizon 2014-2016 prévoyant un recentrage sur ses activités bancaires et son désengagement d’importantes participations dans des groupes majeurs du pays comme Telecom Italia ou RCS Mediagroup. Les dépréciations annoncées devraient se traduire par une perte nette de 200M d’euros sur son exercice 2012-2013.

Mais avec ce plan stratégique, la banque vise une rentabilité des capitaux propres (ROE) de 10-11% et un produit net bancaire de 2,1Mds d’euros à l’horizon de juin 2016.

(Avec AFP)