Résultats semestriels : Bon début d’année pour la Macif grâce à la santé

L’assureur mutualiste Macif présente un résultat net en hausse au 30 juin 2013, de 80M d’euros. Le chiffre d’affaires progresse de 1%, emmené par la santé et la prévoyance.

Sur le premier semestre 2013, la Macif a encaissé 2,793M d’euros, soit une hausse de 1% par rapport au premier semestre 2012, selon un document publié aujourd’hui sur le site internet du groupe. A périmètre constant, la hausse n’est que 0,2%. Le résultat opérationnel est en hausse de 8% sur la période, et atteint 115M d’euros contre 106M l’an passé. Le résultat net s’apprécie de 8,1% à 80M d’euros.

Dans le même temps, la marge technique se dégrade à -408M d’euros contre -357M d’euros en 2012. La Macif l’explique par une hausse de la sinistralité en dommages. Parallèlement, la marge financière gagne 62M d’euros et atteint 529M d’euros.

Chiffre d’affaires en hausse de 8% en santé et prévoyance

Le premier semestre de la Macif est placé sous le signe de la santé/prévoyance. La sortie d’un nouveau produit en tout début d’année, et les rapprochements, ont porté leurs fruits. Le groupe compte ainsi une progression de chiffre d’affaire de 8,5%. “Une évolution notamment due à l’entrée de la mutuelle du personnel IBM dans le périmètre de consolidation du groupe” précise le communiqué.

Si la branche des assurances dommages est orientée à la hausse (+0,7%), l’assurance-vie fait figure d’exception avec une baisse de la collecte brute de 0,9%. Toutefois, la collecte nette est en forte hausse puisqu’elle double entre le premier semestre 2012 et le premier semestre 2013 (238M d’euros contre 116M d’euros).

En dommages, la hausse de 0,7% est jugée modeste par la Macif, “en raison de la réduction du portefeuille des contrats ex-Macifilia” explique le groupe. L’assureur note également le poids des événements climatiques de juin (inondations) qui pèse sur une sinistralité qui, en dehors, “reste globalement stable“. Selon son rapport à mi-année, les événements de juillet (orages de grêle notamment) et août représentent un coût net de réassurance de 30M euros.

Quant à l’avenir, il reste incertain selon les déclarations de Jean-Marc Raby dans le communiqué. “Les événements climatiques de l’été et les perspectives d’évolution réglementaire (mise en oeuvre de la Loi Hamon et de la généralisation de la complémentaire santé) incitent cependant le Groupe à poursuivre ses efforts de consolidation et de transformation” indique le directeur général.