Réseaux de soins : La FNMF tacle la Fnim

La FNMF et la Fnim ne sont pas d’accord. En effet, la première fédération veut pouvoir pratiquer des paiements différenciés dans le cadre des réseaux de soins, pas l’autre. Les deux fédérations se bousculent gentiment.

Parfois, voire même souvent, les mutualistes ne sont pas d’accord entre eux. C’est le cas pour la proposition de loi Leroux qui vise à modifier le Code de la Mutualité en vue de donner légalement le droit aux mutuelles de conventionner avec des réseaux de soins et de pratiquer des tarifs différenciés, comme les IP ou les assureurs.

Pour cela, la Commission des affaires sociales du Sénat a organisé, le 19 juin, une rencontre entre les différents organismes d’assurance (FFSA, CTIP, FNMF et Fnim), avant examen en séance publique de cette loi le 24 juillet prochain. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la mutualité s’est légèrement accrochée au sujet des paiements différenciés.

Philippe Mixe, président de la Fnim, nous avait confié, lors d’un entretien le 25 juin, qu’il n’était pas pour les paiements différenciés et qu’il ne voyait pas pourquoi la mutualité devrait emboiter le pas aux IP et assureurs. “Nous n’allons pas nous mettre à devenir des prescripteurs et des acheteurs de soins, sous prétexte qu’il faut suivre le mouvement engagé par les autres organismes de complémentaires santé”.

Jean-Martin Cohen Solal, délégué général de la FNMF, lui répond : “Je ne veux pas être désagréable mais que représente la Fnim? Vous aviez autour de la table la FFSA, le Ctip et la FNMF. Ces trois organismes représentent 99% des gens qui ont une complémentaire santé. En général, on écoute plutôt les personnes qui représentent 99% plutôt que les gens qui représentent 1% et qui ne sont pas d’accord… Bien que ce qu’ils aient à dire soit fort intéressant mais anecdotique. Il faut donner de l’importance à des gens qui représentent quelque chose”.

Et de poursuivre : “Je ne pense pas qu’il soit très intéressant d’écouter ce que dit la Fnim puisqu’elle représente une part infime de la mutualité. Je suis étonné que la Fnim ne veuille pas aujourd’hui que les mutuelles aient les mêmes droits que les IP et les assureurs puisque, si je me souviens bien, c’est ce pourquoi elle a milité dans sa demande de suppressions des clauses de désignation dans l’ANI”.

Ambiance donc!