Prospective : Comment vont se transformer les métiers de la mutualité ?

Dans un contexte de profondes mutations du secteur mutualiste, les acteurs ont besoin d’identifier les besoins d’accompagnement des collaborateurs. Quelles seront les compétences nécessaires dans les différentes familles de métiers dans quelques années ? L’Observatoire de l’Emploi et des Métiers en Mutualité (UEEM) a publié une étude prospective à horizon 2025.

L’étude « Les enjeux de transformation des métiers de la Mutualité – Eléments prospectifs à horizon 2025 » a pour but de doter les responsables de mutuelles d’outils d’aide à la décision dans la gestion de leurs collaborateurs.

Les auteurs ont défini un scénario de référence à horizon 2025 et identifié les mutations dans quatre familles de métiers :  « Conception produits et Etudes de risques », « Marketing », « Commerciale », et « Gestion ». Les métiers du développement RH, de la gestion de projet et du management de proximité, essentiels à l’accompagnement des transformations, font quant à eux fait l’objet d’une cinquième thématique spécifique intitulée « Moteurs du changement ».

L’étude identifie des transformations transverses à l’ensemble des familles comme par exemple « le développement d’un bouquet de services, d’une relation client omnicanal et d’une orientation adhérent accrue, avec une offre de services adaptée et une relation personnalisée ». Une autre tendance commune à tous les métiers c’est  » l’évolution des modes de travail et des organisations pour s’adapter à la complexification de l’environnement, en ce qui concerne l’instantanéité de la relation adhérent, la constitution d’équipes pluridisciplinaires, l’organisation matricielle ou les partenaires internes ou externes ». Les directions des ressources humaines devront également adopter de nouveaux modes de management « transverse, à distance, en réseaux complexes,… » et accompagner les collaborateurs dans « l’acquisition de compétences transverses : agilité, prise d’initiative, capacité à travailler en mode collaboratif, gestion des données, orientation adhérent, gestion des réseaux internes et externes », selon les auteurs de l’étude.