Ouragans : Scor sera impacté sur ses résultats au troisième trimestre

Le réassureur français Scor a annoncé dans un communiqué que les « ouragans Harvey et Irma vont affecter les résultats du troisième trimestre 2017 » du groupe « sans dégrader ses fonds propres ».

« A ce stade, le ratio de solvabilité du groupe demeure solide et s’inscrit dans sa zone optimale. La politique de dividende et le programme de rachat d’actions sont maintenus », assure le réassureur, n’anticipant « aucun changement sur ses notations financières ». Conforté par une solvabilité bien au-dessus des exigences réglementaires du secteur, le groupe avait lancé fin juillet un programme de rachat d’actions portant sur un montant pouvant atteindre 200 millions d’euros au cours des deux prochaines années, en fonction des conditions de marché.

En matière de fonds propres, Scor « est loin d’avoir épuisé ses protections, qui restent opérationnelles en cas de nouvel événement à venir en 2017 », souligne le réassureur dans son communiqué. Le groupe français, qui figure parmi les poids lourds mondiaux du secteur, a indiqué également analyser son exposition à l’ouragan Maria, ajoutant qu’elle « ne devrait pas modifier ces perspectives ». Cette annonce survient après celle, mi-septembre, du réassureur allemand Munich Re qui avait prévenu que ses objectifs de bénéfices pour 2017 ne seraient pas atteints en raison des dégâts importants causés par les tempêtes Irma et Harvey aux Etats-Unis.

Le groupe allemand estimait alors à environ 30 milliards d’euros la charge de l’ouragan Harvey, qui a dévasté fin août le Texas et la Louisiane, pour les assureurs. Quant à l’ouragan Irma, qui a ravagé une partie des Caraïbes, dont les îles de Saint-Barthélemy et Saint-Martin, et de la Floride – son coût s’échelonnerait entre 20 et 50 milliards de dollars, selon différentes évaluations américaines.

Lors du dernier grand-rendez-vous du secteur de la réassurance, qui s’est tenu mi-septembre à Monaco, certains groupes s’attendaient à être sous pression après l’ampleur de ces ouragans. Le marché de la réassurance souffre depuis plusieurs années d’un environnement de taux bas qui limite les gains sur les sommes placées tandis que l’intense compétition au sein du secteur tire les tarifs vers le bas.